Des clics au réel, l’amour se dévoile

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Selon l’observatoire « Dating Watch », plus de 7 millions de célibataires sont inscrits sur des sites de rencontres en France. Pourtant, aujourd’hui encore, les utilisateurs hésitent parfois à en parler. Décryptage.

« Je prenais des cours de cuisine et je l’ai rencontré, ce fut magique. Le coup de foudre« . Les inconditionnels de la série américaine How I Met Your Mother auront reconnu « Blabla », une fille inventant une histoire pour expliquer sa rencontre virtuelle avec Ted.

Peut-on aujourd’hui assumer sans risque ce mode de rencontre ? A en croire Yves, 49 ans, oui. Il a rencontré sa compagne il y a 4 ans sur Meetic : « nous n’avons pas de honte à nous être rencontrés de cette façon. Après tout, c’est un moyen comme un autre de créer un contact et je dirais même, un bon moyen grâce à la fiche descriptive qui nous permet de cerner facilement une personne ».

Une réponse qu’il convient toutefois de nuancer à l’aune des opinions recueillies. Si beaucoup de personnes acceptent de témoigner, la plupart souhaitent conserver un certain anonymat. Rencontre sur internetAinsi « Lilian », fonctionnaire, préfère que son entourage professionnel ne soit pas au courant. Il admet sans peine avoir passé « plein de nuits en charmante compagnie » grâce à ces sites.

La drague traditionnelle ringardisée

Si les jeunes utilisent plus facilement les sites de rencontres, ils l’assument aussi moins aisément que leurs aînés. Soffia, la quarantaine, révèle : « c’est un jeu entre amies, on se conseille, on pousse à choisir un tel ou un tel… ».

Dès 2005, une étude de l’IFOP soulignait que « pour 1 européen sur 5, Internet est devenu le moyen le plus rapide et le plus efficace de rencontrer l’âme sœur aujourd’hui ». Un résultat que le sociologue Pascal Lardellier explique ainsi : « Le nombre de célibataires en France est passé de 6 à 13 millions depuis 1980. C’est le syndrome Bridget Jones. Dans le même temps, la drague traditionnelle – la danse de salon, le rock, le slow, les fêtes de quartier ou de village – s’est ringardisée, Internet devient alors un espace rassurant ».

Au-delà des sites de rencontres toujours plus nombreux, Facebook semble à même de tirer sa part du gâteau. Les nombreuses applications comme « votre compagnon idéal », « flirt », constituent ainsi une première approche avant les « pokes » et discussions plus avancées. Toutefois, le réseau social en rendant « public » de nombreuses interactions, limite les débordements : la sphère des amis instaure une pression sociale de bon comportement et met fin au règne de l’anonymat.

(Article réalisé dans le cadre d’un devoir )

A propos de Jérémy

Nomade et l’esprit en vacances, un pied à Paris ou ailleurs et l'autre dans ma Bretagne natale. Journaliste multimédia, un peu de webdocu, une bonne dose d'écriture et beaucoup de réseaux sociaux sont au menu... Revendique la paternité des biographies de l'ensemble des auteurs sur ce blog.

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  • http://antoine-laurent.blogspot.com anto_l

    Le tabou vient sans doute de l’utilisation « baisodrome », difficile à assumer publiquement, et plus connotée perverse que la drague « traditionnelle-moderne » « sortie-club-t’as un 06-café-dîner-baise »

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