Une certaine idée du féminisme

Balance

Féminisme (nom, m.) : ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile. C’est une idée que j’ai tendance à considérer dans la continuité de ma conception de la personne. Féminisme, je le justifie depuis toujours par le besoin de rétablir un équilibre volé injustement. Féminisme : une évidence parce que nous sommes tous nés « libres et égaux en droits », après tout. Une évidence, oui, mais pas tant que ça.


Le premier reproche que l’on me fait quand je m’annonce féministe porte souvent sur le terme : le féminisme  serait-il un nouveau machisme renversé ? Pour cela, argument très raisonnable, répondre sur le terrain de l’histoire : le féminisme n’est pas un « isme » comme les autres. Et puis si seulement le mot dérange, « soyons universalistes » (de toute façon le féminisme différentialiste a eu son temps, à présent révolu). Mais ce reproche est souvent émis par des personnes qui ont déjà réfléchi à l’égalité des sexes, pour qui c’est une évidence, une nécessité. Ce que j’entends derrière « universaliste » plutôt que « féministe » c’est la volonté de ne pas s’inscrire dans une démarche militante, mais davantage individuelle, un effet boule de neige.

Ce reproche, je l’admets tant qu’il ne cherche pas à parasiter le débat : tant qu’il ne focalise pas les idées féministes sur le terme qui les définit. Beaucoup de femmes ne s’affirment pas féministes, et parfois s’éloignent de cette appellation, mais inscrivent leur parcours dans une démarche que l’on pourrait qualifier de féministe (mais on ne le fera pas parce que chacun a le droit de choisir comment se définir).

L’autre critique assez répandue, notamment en France, s’appuie davantage sur le fond : les féministes ne seraient-elles pas des hystériques poilues et frustrées, probablement lesbiennes tant qu’on y est (considérant ainsi que l’on choisit sa sexualité) ? Là, peut-être touche-t-on le cœur du problème : qu’est-ce que le féminisme soulève pour valoir tant de reproches ? Ou plutôt : pourquoi veut-on cantonner les femmes à une place particulière ? Et si on déconstruisait méthodiquement les reproches faits (et entendus maintes fois) ?

  • la féministe est hystérique : on doit à Freud l’amalgame femme = hystérique, mais, aujourd’hui, dans les définitions médicales du terme (il s’agit bien d’une maladie), on ne trouve pas de référence précise au genre lié à cette maladie. Et puis l’argument est de toutes façons vicié : pour tout profane, chaque militant est « hystérique » — surtout quand c’est une femme.
  • la féministe est poilue : à ça j’aimerais répondre « Et alors ? N’est-on pas libre de ses choix en matière d’épilation ? », mais je crains de passer pour une hystérique. Pourtant, l’épilation comme Diktat est légion surtout en France : l’observation empirique permet de déterminer que n’être pas lisse dans les douches des piscines municipales n’est pas une tare à l’étranger. Par ailleurs, que signifie l’épilation ? Pourquoi la femme se devrait-elle d’être imberbe : pour l’homme ? pour la société ? La question de l’épilation divise beaucoup les femmes, on s’aime la peau douce. On nous a appris à nous aimer la peau douce. L’épilation est sans doute le symbole de la domination masculine le mieux intériorisé par les femmes. Sous-tendue par le « poilue », la question du laisser-aller des féministes : comme si une femme en jupe et en talons ne pouvait avoir des revendications égalitaires. Ou comme si un garçon manqué (écoutons les mots, ils parlent tout seuls) était automatiquement féministe. Syllogisme qui tombe dès qu’on l’établit.
  • la féministe est frustrée : « Elle est mal baisée » est sans doute mon expression préférée de la langue française. Un homme frustré doit « se vider », une femme frustrée doit « être baisée » : la passivité de la phrase est éloquente. Cela signifierait qu’une femme heureuse et comblée sexuellement ne pourrait avoir des idées féministes (ou des idées tout court… ?). L’homme, via son phallus, permet donc de canaliser la femme hystérique (qui s’est donc épilée pour l’occasion, si elle est délicate). Charmante conclusion. Je ne sais même pas s’il faut prendre de l’énergie pour la contredire…
  • la féministe est lesbienne : forcément : frustrée de ne pas trouver d’homme parce qu’elle est négligée, la féministe doit se rabattre sur ses semblables pour trouver le bonheur. Sauf que le prémisse est déjà faux : la sexualité n’est pas choisie par l’individu, l’homosexualité n’est pas un choix, plutôt une question d’ordre biologique. par conséquent, non, toute féministe n’est pas lesbienne (et quand bien même, l’homosexualité n’est pas un défaut ou quelque chose à poser comme reproche, quelle que soit la situation).
  • « la » féministe : certains n’envisagent pas qu’un homme puisse être féministe. J’en ai croisé lors de manifestations pro-choix, et pas qu’un. Et ils n’avaient pas le visage allongé de ces hommes qui attendent à la sortie d’un magasin que leur compagne en finisse enfin. Pour continuer dans le cliché, ils n’étaient pas tous homosexuels. Des hommes, sexuellement normés, prennent donc part au combat féministe. En effet, une féministe ne cherche pas à castrer les hommes, au contraire.

Pour finir, le reproche que je chéris sur le féminisme est celui porté par des femmes qui, bien qu’indépendantes après des études et un accomplissement professionnel certains, refusent de faire une croix sur la galanterie. Ainsi donc, il faudrait continuer à être fragiles face à ces messieurs qui sont heureusement là pour nous pousser portes et chaises. Il est également bienheureux que les hommes aient un travail, cela permet d’être invitées au restaurant. Sur ce point, il semble qu’il pourrait s’agir de choix personnels plus que de militantisme. Pourtant, je ne vois pas comment faire avancer la cause quand on se décrédibilise en se révoltant parce qu’un homme ne s’est même pas levé pour nous céder sa place dans le bus. Il y a là une incohérence nuisible.

Et encore, je n’évoque pas l’idée reçue que « chez nous, c’est gagné, plus besoin de parler de féminisme, c’est dépassé ». J’aimerais bien en passer par les chiffres des violences conjugales, affligeants, ou bien par les différences de salaire, incroyables, ou encore par les publicités éminemment sexistes (femme à la cuisine, homme dans la voiture), pitoyables. Mais je pense surtout qu’aujourd’hui, avec toutes les informations disponibles que l’on a, si on refuse d’accepter que les femmes sont discriminées, c’est que les œillères sont trop enfoncées. Le féminisme touche à quelque chose de trop intime, de trop profondément ancré dans nos sociétés pour être discuté en toute objectivité. Certains refusent simplement d’accepter qu’il y a quelque chose à voir. Comme quand on croise un sans abri : on détourne le regard, c’est tellement plus simple.

Pour aller plus loin

- Masculin, Féminin. La pensée de la différence de l’anthropologue Françoise Héritier (1996) est ici en lecture libre

- Lecture régulière du blog d’Olympe, « le plafond de verre »

- Collectif Osez le féminisme !

- Vie de meuf : le blog d’Osez le féminisme sur le machisme ordinaire

- « Salaires hommes/femmes : d’où vient la différence ? »

- Observatoire des inégalités : « les inégalités de salaires hommes/femmes, du temps de travail aux discriminations »

- La domination masculine : le site officiel de l’excellent film de Patric Jean

A propos de Stéphanie

« Un livre c’est vivant! », « L’Europe n’est qu’un grand pays ». Deux citations qui esquissent la définition de cette bordelaise de 21 ans. Initiée cet été à Twitter, elle continue maintenant son chemin sur Internet, prenant garde à y lier ses deux passions, l’Europe et la lecture. Si je devais lui trouver un défaut… C’est sans aucun doute qu’elle habite aussi loin de la capitale. Pour le reste, ça sera à vous de la découvrir.

Partager ce billet

  • http://twitter.com/valerieCG valerieCG

    « l’homosexualité n’est pas un choix, plutôt une question d’ordre biologique » hum ?

    • Anonyme

      J’adhère aux théories assez gender studies et plutôt répandues aux USA et en Grande-Bretagne sur (en gros) sexualité (non pas homosexualité, c’est une maladresse de ma part) = biologique et genre = social. On ne choisit pas sa sexualité (ce n’est même pas induit culturellement selon l’éducation ou la socialisation secondaire), on naît comme ça.Je recherche un excellent article à ce sujet, j’y reviendrai.

    • Anonyme
  • Arnaud

    valerieCG: +1

  • Pingback: Les tweets qui mentionnent Une certaine idée du féminisme -- Topsy.com

  • anonyme

    Mais que pensez vous des pensions alimentaires importantes et a sens uniques?

    Que pensez vous du parcours du combattant pour qu’un père ai un droit de visite pour ses enfants?

    Pensez vous réellement que la violence conjugale se limite aux hommes battant leur femmes?

    Les femmes sont discriminées mais les hommes également.

    « Certains refusent simplement d’accepter qu’il y a quelque chose à voir. » autrement dit :ceux qui ne pense pas comme moi on tord. Trop facile.

    PS: Ayant un BTS et travaillant dans les services, j’aimerais gagner ce que les femmes touchent selon votre barème (26 586 euros)

    • Anonyme

      Ne vous méprenez pas : je parle ici de féminisme et de ma vision de ce concept, c’était un article plus ancré dans la théorie (les idées) que dans la pratique (les pensions alimentaires). Je suis pour un droit à un congé parental plus équitable entre les parents, évidemment, et pour des jugements plus justes quand il s’agit de divorces. En aucune manière je n’ai voulu dire que la femme devait écraser l’homme à travers l’économie, évidemment que non. Je suis pour une égalité la plus parfaite possible.
      Cependant, en ce qui concerne la violence conjugale, oui, les hommes sont aussi battus, je n’ai pas dit le contraire. Mes les chiffres tendent quand même à montrer qu’un jour sur deux une femme meurt sous les coups de son compagnon, ça n’est pas rien. En luttant contre la violence conjugale on lutte contre toutes les formes de violences conjugales. Enfin, je pense, si ce n’est pas le cas c’est que, selon moi, le combat n’est pas dans la bonne ligne.

  • Arnaud

    Me revoici (même Arnaud qu’il y a 2 heures).
    Merci pour ton billet bien réalisé et qui me donne envie d’aller plus loin, sincèrement, moi qui lis peu sur le sujet.
    Je n’ai pas parcouru toutes les ressources que tu pointes mais les garde de côté pour en profiter ultérieurement.
    « féminisme » me pose quelques difficultés car le mouvement promeut, pour reprendre ta définition, les droits et intérêts des femmes, avec pour objectif l’égalité des sexes.
    S’agissant de défendre les droits&intérêts des femmes, il est en somme logique d’utiliser en préfixe ~ ‘femina’ mais il perpétue à mon sens le déséquilibre F/H (habituellement écrit H/F) au bénéfice de l’homme.
    Aussi, lorsque l’égalité des sexes nous motive, il n’y a pas lieu de défendre les femmes plus que les hommes, peu importe si la discrimination positive envers les femmes et la discrimination envers les hommes
    représentent une minorité des cas.
    Je crois comprendre que l’égalité des sexes est un combat, le féminisme un autre et que l’amalgame est souvent fait.
    Il ne me semble pas que l’on doit à Freud l’amalgame femmes / hystérie, je serais plus enclin à dire qu’au contraire, il a contribué à ce qu’il s’efface.
    Pour information, hystérie n’est plus dans le DSM, si on le retrouve encore dans des lexiques – de vulgarisation – médicale, c’est à déplorer à mon humble opinion.
    Je crains que l’étymologie même puisse perpétuer l’idée reçue que le trouble est féminin.
    Enfin, ma perception est que la sexualité est un choix et non pas phénotypique même s’il y a sans doute eu des études scientifiques visant à rationnaliser l’orientation sexuelle.

    • Anonyme

      Heureuse que ça t’ait donné envie d’aller plus loin.
      Par contre, je ne comprends pas ton raisonnement : le féminisme tend à l’égalité des droits, mais cela passe par la reconnaissance que certains droits des femmes sont lésés (d’où féminisme).

  • http://emscafe.blogspot.com/ M1

    Vive le féminisme sexy !
    http://tinyurl.com/6aquvoh
    #YAY : )

  • http://twitter.com/valerieCG valerieCG

    « l’homosexualité n’est pas un choix, plutôt une question d’ordre biologique » hum ?

  • Arnaud

    valerieCG: +1

  • anonyme

    Mais que pensez vous des pensions alimentaires importantes et a sens uniques?

    Que pensez vous du parcours du combattant pour qu'un père ai un droit de visite pour ses enfants?

    Pensez vous réellement que la violence conjugale se limite aux hommes battant leur femmes?

    Les femmes sont discriminées mais les hommes également.

    « Certains refusent simplement d’accepter qu’il y a quelque chose à voir. » autrement dit :ceux qui ne pense pas comme moi on tord. Trop facile.

    PS: Ayant un BTS et travaillant dans les services, j'aimerais gagner ce que les femmes touchent selon votre barème (26 586 euros)

  • Arnaud

    Me revoici (même Arnaud qu'il y a 2 heures).
    Merci pour ton billet bien réalisé et qui me donne envie d'aller plus loin, sincèrement, moi qui lis peu sur le sujet.
    Je n'ai pas parcouru toutes les ressources que tu pointes mais les garde de côté pour en profiter ultérieurement.
    « féminisme » me pose quelques difficultés car le mouvement promeut, pour reprendre ta définition, les droits et intérêts des femmes, avec pour objectif l'égalité des sexes.
    S'agissant de défendre les droits&intérêts des femmes, il est en somme logique d'utiliser en préfixe ~ 'femina' mais il perpétue à mon sens le déséquilibre F/H (habituellement écrit H/F) au bénéfice de l'homme.
    Aussi, lorsque l'égalité des sexes nous motive, il n'y a pas lieu de défendre les femmes plus que les hommes, peu importe si la discrimination positive envers les femmes et la discrimination envers les hommes
    représentent une minorité des cas.
    Je crois comprendre que l'égalité des sexes est un combat, le féminisme un autre et que l'amalgame est souvent fait.
    Il ne me semble pas que l'on doit à Freud l'amalgame femmes / hystérie, je serais plus enclin à dire qu'au contraire, il a contribué à ce qu'il s'efface.
    Pour information, hystérie n'est plus dans le DSM, si on le retrouve encore dans des lexiques – de vulgarisation – médicale, c'est à déplorer à mon humble opinion.
    Je crains que l'étymologie même puisse perpétuer l'idée reçue que le trouble est féminin.
    Enfin, ma perception est que la sexualité est un choix et non pas phénotypique même s'il y a sans doute eu des études scientifiques visant à rationnaliser l'orientation sexuelle.

  • http://emscafe.blogspot.com/ M1

    Vive le féminisme sexy !
    http://tinyurl.com/6aquvoh
    #YAY : )

  • StepheLakh

    J'adhère aux théories assez gender studies et plutôt répandues aux USA et en Grande-Bretagne sur (en gros) sexualité (non pas homosexualité, c'est une maladresse de ma part) = biologique et genre = social. On ne choisit pas sa sexualité (ce n'est même pas induit culturellement selon l'éducation ou la socialisation secondaire), on naît comme ça.Je recherche un excellent article à ce sujet, j'y reviendrai.

  • StepheLakh

    Ne vous méprenez pas : je parle ici de féminisme et de ma vision de ce concept, c'était un article plus ancré dans la théorie (les idées) que dans la pratique (les pensions alimentaires). Je suis pour un droit à un congé parental plus équitable entre les parents, évidemment, et pour des jugements plus justes quand il s'agit de divorces. En aucune manière je n'ai voulu dire que la femme devait écraser l'homme à travers l'économie, évidemment que non. Je suis pour une égalité la plus parfaite possible.
    Cependant, en ce qui concerne la violence conjugale, oui, les hommes sont aussi battus, je n'ai pas dit le contraire. Mes les chiffres tendent quand même à montrer qu'un jour sur deux une femme meurt sous les coups de son compagnon, ça n'est pas rien. En luttant contre la violence conjugale on lutte contre toutes les formes de violences conjugales. Enfin, je pense, si ce n'est pas le cas c'est que, selon moi, le combat n'est pas dans la bonne ligne.

  • StepheLakh

    Heureuse que ça t'ait donné envie d'aller plus loin.
    Par contre, je ne comprends pas ton raisonnement : le féminisme tend à l'égalité des droits, mais cela passe par la reconnaissance que certains droits des femmes sont lésés (d'où féminisme).

  • Sergey B

    Je ne vois pas le rapport de passer du féminisme a l’homosexualité.

    Il est bien dommage que nous tous, hommes et femmes ayons refuser d’accepter la différence. NOUS ne sommes et ne serons jamais égaux et bien heureusement. Nous sommes ensemble pour nous compléter et je ne vois pas en quoi l’homme a un statut supérieur a la femme.
    Je rappelle tout de même que je n’ai pas le pouvoir de créer la vie et que je n’en fait pas tout un fromage.

    « Le premier reproche que l’on me fait quand je m’annonce féministe porte souvent sur le terme : le féminisme serait-il un nouveau machisme renversé ? »

    « Pour finir, le reproche que je chéris sur le féminisme est celui porté par des femmes qui, bien qu’indépendantes après des études et un accomplissement professionnel certains, refusent de faire une croix sur la galanterie. »

    Tout cela me fait penser que la femme désire prendre pouvoir et ne veux faire aucune concession.

    Je ne suis pas du tout machiste même si mon discours va dans ce sens, mais je tiens a mettre l’accent sur notre différence.
    Nos vies ont déclinées depuis que la femme n’est plus l’axe social de nos famille !

    • Anonyme

      Bonsoir, et avant tout merci de votre commentaire.

      J’entends ce que vous dites ; mais pourtant je ne partage pas votre analyse. Votre premier prémisse me semble erroné : je trouve les théories différentialistes dépassées, notamment par les récentes recherches qui prouvent que biologiquement, à l’exception de nos organes génitaux, nous sommes constitués de la même façon. En effet, la construction de la différence des sexes est sociale et non pas biologique. Le rôle social que la « femme » occupe (« axe social de la famille »…) est conditionné par la société et demeure donc un acquis culturel et non pas biologique.

      Alors, certes vous ne pouvez pas faire d’enfant mais vous pouvez apporter vos gamètes jusqu’à l’âge de 70 ans alors que mes ovules périment vers 35 ans… Il y a des avantages et des inconvénients des deux côtés. J’en profite pour glisser que la femme ne se résume pas à la maternité.

      La femme ne désire pas du tout prendre tout le pouvoir sans faire de concession mais… enfin, les concessions, au stade où nous en sommes, ne sont-elles pas à faire en grande partie du côté des hommes ?…

  • TY

    L’etat du monde ,dirigé par le modele patriarcal, inciterait au-dela du feminisme a penser desormais « pourquoi pas le matriarcat? »

    • Sébastien le Goff

      Parce ce que la matriarcat est aussi peu souhaitable que le patriarcat. Qu’une discrimination en remplace une autre n’est pas souhaitable. On doit considérer les gens pour ce qu’ils sont, et les éléments qui déterminent les individus sont d’abord leur personnalité, leur histoire et expérience personnelle, leur compétence. En revanche, leur sexe n’est pas élément à prendre en compte pour distribuer les rôles dans une société.

  • Sébastien le Goff
Haut de page