IVG : les dangers du journalisme-témoignage et de la victimisation permanente

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Il y a des sujets qui nous tiennent plus ou moins en alerte. Pour ma part, j’effectue depuis des années une veille constante sur ce qui touche aux femmes et aux féminismes. J’ai lu récemment, avertie sur Twitter, un article paru sur Rue89 à propos de l’IVG médicamenteuse, titré « IVG médicamenteuse : moins on en parle, plus ça fait mal », dont mon intuition me soufflait, à la lecture du titre, que le reste du papier allait m’agacer. Ça n’a pas loupé. Dans la forme et dans le fond, de bout en bout, encore un papier misérabiliste et victimisant (alors même qu’en fin d’article on trouve un lien vers un autre article du même journal au sujet du blog « IVG : je vais bien merci »…), encore du journalisme-témoignage qui ne fait qu’effleurer un sujet grave. (Lire la suite…)

Question de « priorités »

Suffragettes

Ces temps-ci, le climat est propice au second degré qu’il ne faut surtout pas mal interpréter, sur un sujet qui est tellement léger, au fond : les femmes. Déclinaisons multiples : on se rit de Tristane Banon et de Nafissatou Diallo (viol et agressions sexuelles), on se rit des demoiselles (nouvelle campagne d’Osez le féminisme), on se rit des femmes qui votent/ne votent pas (Arabie Saoudite), on se rit des gender studies. C’est tellement drôle, tout ça, on se marre tous les soirs en y pensant. Ces moments où la société me renvoie, très violemment, à ma « condition de femme », je n’ai qu’un seul réflexe : sortir les griffes. (Lire la suite…)

Contre le harcèlement de rue

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Souvent, dans des conversations, je me vois obligée  d’expliquer que je suis féministe et qu’il faut passer par la réacceptation de la femme comme être humain et non comme objet, que c’est une urgence pour vivre dans une société sereine. Parce qu’il faut être un homme, ou une femme qui aurait incroyablement intériorisé la place que le patriarcat lui offre, pour ne pas remarquer à quel point être une femme, même en France, même en 2011, est difficile au quotidien. (Lire la suite…)

Tout ce que je ne sais pas sur la question trans

Hilary dans Boys Don't Cry

Dans le cadre du festival du film ethnographique de l’association L’Autre de l’université Bordeaux-2, j’ai assisté le samedi 9 avril à la projection du film L’Ordre des mots dans le « troquet LGBT hétéro-friendly » (comme ils se décrivent) L’Ours marin. Cette année, Le thème du festival était les frontières et cela justifie le choix du film : après le trouble, voici la frontière dans le genre. Le sujet du film était la question trans. On pourrait, certes, parler de question transsexuelle ou même transgenre, mais il s’agit ici de toutes les formes de trans qui peuvent exister. (Lire la suite…)

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