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	<title>Regardailleurs &#187; Vision médiatique</title>
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		<title>Facebook, Twitter et les rapports à soi et au temps</title>
		<link>http://regardailleurs.fr/2012/05/10/facebook-twitter-et-les-rapports-a-soi-et-au-temps/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 08:25:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vision médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[accélération]]></category>
		<category><![CDATA[facebook]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
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		<description><![CDATA[Réseaux sociaux aka Twitter, Facebook pour ne citer qu&#8217;eux. Notre présence y est indispensable pour ceux qui y travaillent. Un des premiers réflexes de la journée, allumer  l&#8217;ordinateur, lancer le navigateur &#8211; certains ont une fâcheuse tendance, comme moi à conserver les onglets ouverts en le quittant la veille au soir ou dans la nuit et quand [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Réseaux sociaux aka Twitter, Facebook pour ne citer qu&rsquo;eux. Notre présence y est indispensable pour ceux qui y travaillent. Un des premiers réflexes de la journée, allumer  l&rsquo;ordinateur, lancer le navigateur &#8211; certains ont une fâcheuse tendance, comme moi à conserver les onglets ouverts en le quittant la veille au soir ou dans la nuit et quand on le rallume ça fait tout drôle question temps de chargement &#8211; et ouvrir/checker Gmail et Facebook, Twitter ou Tweetdeck ou Hootsuite, c&rsquo;est selon vos préférences.<span id="more-2414"></span></p>
<p>Que s&rsquo;est-il passé, qu&rsquo;est ce qu&rsquo;on raté, comment vont nos 500 friends, dont la plupart se souvient de votre anniversaire uniquement parce que Facebook le leur rappelle, hypocrisie du millénaire sans doute. Nos sphères se sont réduites à une représentation temporelle et spatiale biaisée, à la fois par le temps et à la fois par l&rsquo;espace. Ou comment ce qui constitue notre représentation en ligne est modifié par ce qui la constitue.</p>
<h3>Dimensions multiples</h3>
<p>Le temps parce que la timeline permet une mise en scène des plus réfléchies. Une mise en avant de certaines choses, la suppression de ce qui dérange. Le tout pour se fabriquer une image acceptable aux yeux de tous. Alors qu&rsquo;il y a quelques années le réseau balbutiait et nous permettait d&rsquo;être encore vrai, à la fois avec nos proches puisque c&rsquo;était le but et à la fois avec nous, aujourd&rsquo;hui ce qui importe souvent c&rsquo;est le contrôle de l&rsquo;image, de sa représentation. Drôle de racine : La<em> &nbsp;&raquo;représentation désigne étymologiquement l&rsquo;« Action de replacer devant les yeux de quelqu&rsquo;un »&nbsp;&raquo;</em> dixit Wikipedia.</p>
<p>Nous passons notre temps en représentation et plaçons à la vue de tous ce que nous voulons bien montrer de nous aux autres. Avant la timeline, le seul moyen de modifier la vision que les autres ont de soi, grand miroir que le réseau bleu et blanc, consistait en un effacement pur et simple d&rsquo;un statut, d&rsquo;une photo ou d&rsquo;un lien qu&rsquo;on juge a posteriori nuisible à son image publique &#8211; et ce malgré la possibilité de créer une multitude de listes. Aujourd&rsquo;hui le temps est beaucoup plus malléable et permet de petits arrangements avec la réalité déjà biaisée du visage que l&rsquo;on montre à nos proches.</p>
<p>L&rsquo;espace aussi est modifiable. Ce qui est privé peut devenir public. Ce qui est devenu public ne peut plus redevenir privé. Le mélange des sphères n&rsquo;étant qu&rsquo;une façon comme une autre d&rsquo;apprendre à gérer sa vie numérique, mieux vaut réfléchir à deux fois avant de publier quoi que ce soit. Spontanéité mon amour. Sommes nous encore capable de n&rsquo;utiliser que les réseaux pour échanger tels que nous sommes ou le contrôle est une nécessité de tous les instants ? L&rsquo;espace sur Facebook est autant limité qu&rsquo;il est infini : tout est possible partout, poster un commentaire sur le mur d&rsquo;un friend, réagir à une photo, modifier son statut et ajouter un employeur. Et pourtant tout est possible dans le cercle défini de nos <em>friends</em>. Parfois Facebook ressemble à un CV en ligne. Le nouveau book de ceux qui bossent sur Internet et/ou pour Internet ?</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2421" title="illu_twitter" alt="" src="http://regardailleurs.fr/wp-content/uploads/2012/05/illu_twitter.jpg" width="640" height="480" /></p>
<p>Sphère privée ou sphère publique ? Partage entre amis &#8211; vrais &#8211; ou simple vitrine ? Temps passé à se créer une identité après laquelle on court parce qu&rsquo;on ne sait pas vraiment qui on est ou temps passé à laisser quelques mots et quelques pensées à des amis qui vous sont chers ? Peaufiner son identité numérique jusqu&rsquo;à se perdre et aller vérifier les statuts et liens de certains ou conserver une envie de montrer ce qui pourrait intéresser nos proches ?</p>
<p>C&rsquo;est là que Twitter débarque dans la réflexion. Le petit oiseau bleu, qui gazouille, forcément c&rsquo;est un oiseau, peut remplacer ce que Facebook tend à devenir chez certains (à savoir un étalage faussé de ce que l&rsquo;ont est) : un lieu d&rsquo;échange de liens et un lieu d&rsquo;échange tout court. Une vraie vie ou presque, peut-être plus spontanée qu&rsquo;elle ne peut l&rsquo;être sur Facebook. Concurrents ou pas, ce qui a tendance à manquer à Facebook se retrouve sur Twitter. L&rsquo;échange, le partage. Et pour cause, la différence de temporalité, la quasi absence d&rsquo;historique à long terme (remontez-donc une timeline jusqu&rsquo;à son origine qu&rsquo;on rigole un peu). En somme, vous voulez retrouvez de l&rsquo;authenticité et de la spontanéité, un peu plus que sur Facebook où les enjeux sont différents, là aussi dans le temps et l&rsquo;espace puisque les dimensions de Facebook sont multiples quand Twitter n&rsquo;a qu&rsquo;une dimension temporelle &#8211; non les Twittpics ne sont pas une dimension spatiale &#8211; passez donc sur Twitter.</p>
<p>Mais se pose aussi pour Twitter ce mélange vie privée, vie publique, clin d&rsquo;oeil à Mireille Dumas si elle passe par là. <a href="http://guybirenbaum.com/" target="_blank">Guy Birenbaum</a> l&rsquo;a très bien montré dans <a href="http://www.dailymotion.com/video/xqo4q4_vos-tweets-vous-engagent_news" target="_blank">une dernière chronique</a> de sa Revue du net sur Europe 1, de la même façon que le licenciement express de Pierre Salviac par RTL pour tweet injurieux : la mention qui pourrait nous protéger d&rsquo;on ne sait quoi <em>&laquo;&nbsp;mes tweets n&rsquo;engagent que moi&nbsp;&raquo;</em> ne tient pas ou plus la route. Nous avons mélangé le privé et le public. Mes tweets n&rsquo;engagent que moi. Mais qui est devenu  &nbsp;&raquo;moi&nbsp;&raquo; ?</p>
<h3>Perte de repères</h3>
<p>En définissant les limites des dimensions de Twitter et Facebook, hors les questions de représentation &#8211; la vie n&rsquo;est qu&rsquo;une éternelle répétition générale d&rsquo;une représentation qui n&rsquo;aura jamais lieu a dit Amélie Poulain, de mémoire &#8211; il est des questions de santé publique que de se rendre compte de la dépendance qui a été créée indirectement à travers ces outils. Le temps avec Internet a changé d&rsquo;échelle, la minute compte trois fois plus qu&rsquo;avant &#8211; si tant est qu&rsquo;il existe un avant, j&rsquo;étais bien trop jeune malgré mon grand âge pour avoir besoin de lire de quoi était fait le monde avec ma première connexion en &#8230; 1996. Le #old est un #fail qui parfois ne pardonne pas.</p>
<p>Une des conséquences notables de l&rsquo;accélération de cette sensation temporelle : la nécessité d&rsquo;être à peu près à la page, d&rsquo;autant plus si on travaille sur le Oueb et pour le Oueb (journalistes, community manager, soyez fort), implique une connexion quasi permanente, aux aguets pour soi, mais aussi pour son job. Un oeil toujours ouvert pour éviter de passer à côté de ce qui fera de vous, tant au niveau professionnel qu&rsquo;au niveau personnel, quelqu&rsquo;un &laquo;&nbsp;<em>qui ne suit pas l&rsquo;actu</em>&nbsp;&raquo; (* sifflements des locaux en fin de match de foot alors que l&rsquo;équipe hôte vient de se manger 3 buts à domicile *).</p>
<p>La modification de ces repères entraine une pression, un sentiment de devoir être à la page en permanence. Derrière il y a le lecteur et à côté de vous, il y a vos camarades de promo mais aussi et surtout vos compagnons de route, de droite ou de gauche selon le journal auxquels ils appartiennent (je plaisante), qui sont dans la même situation. Et nous participons de la surenchère, tous, chacun de nous, individuellement et collectivement. Nous sommes à la fois victime et à la fois responsables de la valeur différente que le temps a pris. Il ne tient qu&rsquo;à nous de le ralentir un peu, chacun, individuellement.</p>
<p>Débranchez, vous êtes cernés.</p>
<p>Illustrations Flickr <a href="http://www.flickr.com/photos/qiaomeng/" target="_blank">CC Qiaomeng</a></p>
<p>PS : loin de moi l&rsquo;idée de jeter la pierre à un système auquel je participe de mon propre gré ou presque. À l&rsquo;avenir un peu moins. Ce n&rsquo;est pas une histoire de temps perdu. C&rsquo;est une histoire de priorités.</p>
<p>Pour aller plus loin, un collègue avisé m&rsquo;a conseillé <a href="http://www.lemonde.fr/societe/article_interactif/2010/08/29/le-monde-magazine-au-secours-tout-va-trop-vite_1403234_3224.html" target="_blank">une saine lecture d&rsquo;Hartmut Rosa</a>.</p>
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		<title>La rédaction du futur, c&#8217;est quoi pour vous ?</title>
		<link>http://regardailleurs.fr/2011/03/26/la-redaction-du-futur-entretiens-de-l-information/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Mar 2011 09:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vision médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[entretiens de l'information]]></category>
		<category><![CDATA[futur]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[rédactions]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi 25 mars se tenaient les Entretiens de l&#8217;Information dans les locaux de l&#8217;Ina. La thématique de ce rendez-vous : &#171;&#160;Rédactions du futur&#160;&#187;. Prospective et échanges autour d&#8217;un concept bien difficile à imaginer. A quoi ressembleront les rédactions dans 30 ans ? C&#8217;est la question qu&#8217;a posé Alain le Gouguec de France Inter à ses [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi 25 mars se tenaient <a href="http://entretiens.zeblog.com/">les Entretiens de l&rsquo;Information</a> dans les locaux de l&rsquo;Ina. La thématique de ce rendez-vous : &laquo;&nbsp;Rédactions du futur&nbsp;&raquo;. Prospective et échanges autour d&rsquo;un concept bien difficile à imaginer.</p>
<p><span id="more-1355"></span></p>
<p>A quoi ressembleront les rédactions dans 30 ans ? C&rsquo;est la question qu&rsquo;a posé Alain le Gouguec de France Inter à ses invités lors de la 2e conférence.</p>
<p>Les participants étant :</p>
<ul>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Dauriac" target="_blank">Christian Dauriac</a> de la RTBF</li>
<li><a href="http://www.lejdd.fr/Medias/Presse-ecrite/Actualite/Didier-Pourquery-emmagazine-Le-Monde-133206/" target="_blank">Didier Pourquery du Monde Magazine</a></li>
<li><a href="http://benoitraphael.com/" target="_blank">Benoît Raphaël</a> ancien rédacteur en chef du Post.fr</li>
<li><a href="http://decideurs.lefigaro.fr/article/228545-ina-serge-schick-directeur-du-pole-enseignement-et-recherche/" target="_blank">Serge Schick, directeur du pôle enseignement et recherche à l&rsquo;INA</a></li>
</ul>
<p>Si Benoît Raphaël, commence par préciser que c&rsquo;est impossible à prévoir, il dévoile tout de même quelques pistes.</p>
<blockquote><p>Une rédaction dématérialisée, agile ce qui entraînera la disparition des grosses rédactions. On pourra tout voir en temps réel, de partout dans le monde. L&rsquo;information pourrait aussi être traduite dans plusieurs langues en simultané. Trier et mettre en scène, donner du sens, ne sera plus forcément le rôle des journalistes mais celui des éditeurs.</p></blockquote>
<p>Serge Schick n&rsquo;oublie pas les fondamentaux :</p>
<blockquote><p>La valeur ajoutée est l&rsquo;élément clé. Sans lui, on va vers une perte de statut de média. Les rédactions pourraient totalement varier leurs angles et leurs types d&rsquo;article en fonction de la plateforme à laquelle l&rsquo;article est destiné.</p></blockquote>
<p>Un avis qui va dans le sens de celui de Didier Pourquery et des projets déjà en cours au Monde.fr :</p>
<blockquote><p>Nous réfléchissons à de nouveaux profils de coordination notamment avec la rédaction intégrée. On peut imaginer des chefs de rubrique qui travailleraient pour l&rsquo;ensemble des supports. On se dirige aussi de plus en plus vers un journaliste qui va interroger les experts au lieu d&rsquo;être un expert lui-même.</p></blockquote>
<p>Un mouvement déjà en cours à la RTBF si l&rsquo;on en croit Christian Dauriac :</p>
<blockquote><p>Nous n&rsquo;envoyons plus les journalistes sur des accidents, des déclarations de politique. Nous savons que nous pourrons trouver ces informations autrement. Il faut s&rsquo;interroger sur la véritable plus-value que l&rsquo;on peut apporter.</p></blockquote>
<p>Au-delà, de ces quelques citations, l&rsquo;ensemble des intervenants s&rsquo;accorde sur la nécessité d&rsquo;une rédaction intégrée. Il ne semble plus imaginable de séparer les journalistes travaillant sur les différents supports à court terme. Un sujet qui faisait <a href="http://www.journalistiques.fr/post/2007/12/07/La-problematique-des-redactions-integrees" target="_blank">encore débat, il y a quelques années</a>, mais que <a href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2011/03/22/les-redactions-de-la-voix-du-nord-et-de-nord-eclair-vont-fusionner_1497059_3236.html" target="_blank">de plus en plus de journaux adoptent</a>.</p>
<p>Soulevé par un membre du public, la question des documentalistes a elle fait davantage débat. Ont-ils leur place dans les rédactions actuelles et à fortiori dans les rédactions du futur ? Tombé quasiment en désuétude, ce métier me semble être peu à peu supprimé des journaux. Le web et l&rsquo;accès aux archives numériques du journal semblent le rendre caduc à terme. Sébastien Bailly de Paris-Normandie soulève lui une piste de réflexion intéressante sur Twitter.</p>
<p><a href="http://regardailleurs.fr/wp-content/uploads/2011/03/Screenshot-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-1369 aligncenter" title="Screenshot-2" src="http://regardailleurs.fr/wp-content/uploads/2011/03/Screenshot-2-300x103.jpg" alt="" width="300" height="103" /></a></p>
<p>Un avis à nouveau évoqué pendant l&rsquo;après-midi par un autre spectateur se plaignant du manque de &laquo;&nbsp;profondeur&nbsp;&raquo; de l&rsquo;information sur les sites web français. Trouver l&rsquo;article de la veille ne l&rsquo;intéresse pas, il préfèrerait avoir différentes ressources recommandées par la rédaction.</p>
<p>Philippe Couve, présent pour la première table ronde semble lui plus &laquo;&nbsp;perplexe&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://regardailleurs.fr/wp-content/uploads/2011/03/Screenshot-1.png"><img class="size-medium wp-image-1366 aligncenter" title="Screenshot-1" src="http://regardailleurs.fr/wp-content/uploads/2011/03/Screenshot-1-300x95.png" alt="" width="300" height="95" /></a></p>
<p>A noter qu&rsquo;il a aussi été interrogé sur ce sujet par <a href="http://www.erwanngaucher.com/25032011Dessine-moi-la-redaction-du-futur,1.media?a=595">Erwann Gaucher</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe frameborder="0" width="420" height="336" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xht0nf"></iframe></p>
<p>Je n&rsquo;ai choisi ici que de développer un seul aspect de ces entretiens. Vous pouvez retrouver le live sur <a href="http://entretiens-info.observatoiredesmedias.com/">l&rsquo;Observatoire des médias</a>.</p>
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		<title>La trousse à outils d&#8217;un webjournaliste</title>
		<link>http://regardailleurs.fr/2011/01/08/la-trousse-a-outils-du-webjournaliste/</link>
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		<pubDate>Sat, 08 Jan 2011 00:53:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Côté binoclard]]></category>
		<category><![CDATA[Vision médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[journalise]]></category>
		<category><![CDATA[outils]]></category>
		<category><![CDATA[trousse]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une ère journalistique où l&#8217;on mélange texte, photo, son, vidéo et infographie, s&#8217;équiper est une étape essentielle. Passage en revue d&#8217;un matériel personnel. Sans avoir les bras supplémentaires d&#8217;un journaliste Shiva, un webreporter doit toujours avoir une batterie d&#8217;équipements que ses deux mains ne peuvent tenir. Les rédactions converties ou non au Web investissent [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans une ère journalistique où l&rsquo;on mélange texte, photo, son, vidéo  et infographie, s&rsquo;équiper est une étape essentielle. Passage en revue  d&rsquo;un matériel personnel.</strong></p>
<p><span id="more-946"></span></p>
<p>Sans avoir les bras supplémentaires d&rsquo;un journaliste<a href="http://www.historyforkids.org/learn/india/religion/pictures/shiva.jpg" target="_blank"> </a><a href="http://www.historyforkids.org/learn/india/religion/pictures/shiva.jpg" target="_blank">Shiva</a>, un webreporter doit toujours avoir une batterie d&rsquo;équipements que ses deux mains ne peuvent tenir.</p>
<p>Les rédactions converties ou non au Web investissent petit à petit dans du matériel dédié à ce numéro de jonglage. Malgré tout, avoir <strong>sa propre trousse à outils</strong> n&rsquo;est pas une mauvaise idée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-948" title="Trousse à outils d'un webjournaliste" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/MG_7127.jpg" alt="Trousse à outils d'un webjournaliste" width="500" height="334" /></p>
<p>Le gros avantage, c&rsquo;est de <strong>pouvoir expérimenter à tout moment</strong> en dehors du travail. On évite les éclats de voix parce qu&rsquo;on a emprunté du matériel trop longtemps, et on obtient à la fois la liberté de tester et le luxe de se tromper.</p>
<p>Si le <strong>webjournaliste</strong> est un <strong>artisan du numérique</strong>, il doit avoir ses propres outils. Autrement dit, du matériel qu&rsquo;il aura lui-même choisi selon ses besoins.</p>
<p>Comme la question du budget est inévitable, on détaillera le matériel dans l&rsquo;<strong>ordre croissant des prix</strong>.</p>
<h3>Le duo papier/stylo</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-949" title="Papier et stylo" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/IMG_8532.jpg" alt="Papier et stylo" width="500" height="333" /><br />
Ca paraît ridicule à l&rsquo;ère des iPad, smartphones and co, mais il faut bien se faire une raison : le duo papier/stylo a sa place dans le sac du webjournaliste.</p>
<p>Pour la simple et bonne raison qu&rsquo;il ne plantera jamais, que sa batterie ne lâchera pas, que l&rsquo;on pourra au moins noter quelques infos dessus.</p>
<p>En bref, il est le <strong>dernier recours</strong> en cas de grosse galère ! Gardez toujours en tête qu&rsquo;un modeste papier d&rsquo;actualité vaudra toujours mieux qu&rsquo;une très belle vidéo inachevée.</p>
<p><strong>Prix :</strong> environ 3 euros</p>
<h3>Le trépied</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-953" title="Le trépied" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/IMG_8536.jpg" alt="Le trépied" width="500" height="333" /></p>
<p>Du genre<strong> un peu encombrant</strong>, il n&rsquo;est à utiliser que lorsqu&rsquo;on est certain de réaliser une vidéo. Dans tous les cas, un modèle intégrant un <strong>niveau à bulles</strong> est préférable pour ne pas s&rsquo;arracher les cheveux avec l&rsquo;horizontale.</p>
<p>A noter l&rsquo;existence de <a href="http://joby.com/gorillapod" target="_blank">trépieds flexibles Gorillapod</a>, plus facilement transportables et adaptés à un tas de situations.</p>
<p><strong>Prix : </strong>à partir de 30 euros</p>
<h3>Le disque dur externe</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-954" title="Disque dur externe" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/IMG_8530.jpg" alt="Disque dur externe" width="500" height="333" /></p>
<p>Si utile et pourtant négligé, il a une capacité de mémoire plus importante que la plupart des clés USB pour une taille correcte.</p>
<p>Oscillant entre 320 Go et 1 To, on peut <strong>stocker absolument tout</strong> et n&rsquo;importe quoi dessus et conserver ses sauvegardes avec soi.</p>
<p>De quoi parer à un éventuel cambriolage&#8230;</p>
<p><strong>Prix :</strong> à partir de 60 euros</p>
<h3>Le dictaphone numérique</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-955" title="Dictaphone numérique" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/IMG_8531.jpg" alt="Dictaphone numérique" width="500" height="333" /></p>
<p>Très pratique pour s&rsquo;essayer tranquillement au son, ses fonctionnalités sont intéressantes si on y met le prix.</p>
<p>Sorties adaptables aux régies, micros stéréo, il peut servir aussi bien aux <strong>captations d&rsquo;ambiances</strong> qu&rsquo;aux <strong>interviews</strong>.</p>
<p><strong>Prix :</strong> à partir de 80 euros</p>
<h3>La PocketCam</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-957" title="Caméra de poche" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/IMG_8529.jpg" alt="Caméra de poche" width="500" height="333" /></p>
<p>Certes, ce n&rsquo;est pas avec elle qu&rsquo;on a réalisé <a href="http://prisonvalley.arte.tv/?lang=fr" target="_blank">Prison Valley</a>, mais elle est idéale pour<strong> poster rapidement sur le Web</strong>. Le format qui justifie son nom permet de la dégainer en toutes circonstances et de filmer d&rsquo;une simple pression sur le bouton rouge.</p>
<p>Pour l&rsquo;anecdote, le <a href="http://owni.fr/2010/05/26/vraie-plongee-dans-le-journalisme-web/" target="_blank">webdocumentaire du camarade Jérémy Joly</a> a été entièrement tourné avec ce type de caméras.</p>
<p>Waterproof, captation en 360°, il y en a pour tous les goûts. Leur contenu peut facilement être copié sur un ordinateur via leur sortie USB ou leur carte SD.</p>
<p><strong>Prix (hors carte mémoire) :</strong> à partir de 130 euros</p>
<h3>Le netbook</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-958" title="Netbook" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/IMG_8535.jpg" alt="Netbook Asus EeePC" width="500" height="333" /></p>
<p><strong>Pas très puissant</strong>, il est à éviter pour les gros montages video ou les opérations gourmandes en mémoire. En revanche, sa petite taille permet de l&rsquo;<strong>emporter partout</strong>.</p>
<p>En branchant son<strong> Wifi</strong>, on peut l&rsquo;utiliser comme complément d&rsquo;un smartphone ou s&rsquo;en servir pour <strong>poster rapidement</strong> vidéos, photos ou simples textes !</p>
<p><strong>Prix :</strong> à partir de 230 euros</p>
<h3>Le smartphone</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-959" title="Smartphone" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/IMG_8539.jpg" alt="Smartphone" width="500" height="333" /></p>
<p>C&rsquo;est le<strong> joujou(rnalistique)</strong> incontournable qui s&rsquo;est imposé très vite comme L&rsquo;outil au service du <strong>témoignage direct</strong>.</p>
<p>Live-twitter un procès, poster la photo d&rsquo;un événement, téléphoner (parfois), il est indispensable.</p>
<p><strong>Prix :</strong> à partir de 250 euros</p>
<h3>Le reflex vidéo</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-960" title="APN reflex video" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/MG_7130.jpg" alt="APN reflex video" width="500" height="334" /></p>
<p>La <strong>grosse artillerie</strong> mérite qu&rsquo;on s&rsquo;y attarde.</p>
<p>Ces appareils s&rsquo;adaptent à une foule d&rsquo;objectifs qui permettent de varier les photos comme les reflex « classiques ».</p>
<p>Mais, cerise sur le gâteau, ils intègrent maintenant la <strong>vidéo HD</strong>. En ajoutant un <strong>son tout à fait correct</strong>, on peut réaliser une interview ou un reportage sans trimballer une énorme caméra.</p>
<p>Les possibilités offertes en photo par les différents objectifs s&rsquo;appliquent maintenant à la vidéo. Le mélange des deux offre <strong>une Petite Œuvre Multimédia potentielle à chaque sujet</strong>, si le facteur temps est large !</p>
<p>Il y a malheureusement un<strong> frein</strong> à cet engouement : le<strong> prix</strong> pour bien s&rsquo;équiper&#8230;</p>
<p><strong>Prix (hors carte mémoire et objectif) :</strong> à partir de 700 euros</p>
<p>P.S : Cette boîte à outils contient dans un sac à dos moyen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Photo de Une Flickr CC by <a href="http://www.flickr.com/photos/fruhjk/5145895601/" target="_blank">Fruhjik</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Retour sur les Entretiens du webjournalisme  (1/2)</title>
		<link>http://regardailleurs.fr/2010/12/08/retour-sur-les-entretiens-du-webjournalisme/</link>
		<comments>http://regardailleurs.fr/2010/12/08/retour-sur-les-entretiens-du-webjournalisme/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 20:52:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vision médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[arnaud mercier]]></category>
		<category><![CDATA[damien van achter]]></category>
		<category><![CDATA[entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[jean christophe dupuis rémond]]></category>
		<category><![CDATA[metz]]></category>
		<category><![CDATA[steven jambot]]></category>
		<category><![CDATA[webjournalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Ca fait quelques temps maintenant que je vous avais abandonné sur ce blog&#8230;sur Twitter aussi en fait. Vacances, déménagement, nouveau boulot&#8230;et un peu de flemme aussi sans doute. Heureusement les filles ont tenu la baraque. Retour donc sur ce blog avec les Entretiens du Webjournalisme qui viennent de se dérouler à Metz, organisés par Arnaud [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ca fait quelques temps maintenant que je vous avais abandonné sur ce blog&#8230;sur Twitter aussi en fait. Vacances, déménagement, nouveau boulot&#8230;et un peu de flemme aussi sans doute. Heureusement les filles ont tenu la baraque.<br />
Retour donc sur ce blog avec les Entretiens du Webjournalisme qui viennent de se dérouler à Metz, organisés par Arnaud Mercier (responsable de la<a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/05/journalisme-web-definition-licencepro-metz/" target="_blank"> licence en journalisme pro et médias numériques</a>) et le tout récent <a href="http://obsweb.net/" target="_blank">Observatoire du Webjournalisme</a>.</p>
<p><span id="more-901"></span></p>
<p><em>Avertissement : Ce compte-rendu ne se prétend pas exhaustif ni objectif. Ce sont des éléments qui m&rsquo;ont paru marquant dans les débats. </em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://regardailleurs.fr/2010/05/journalisme-web-definition-licencepro-metz/" target="_blank"><em><img class="aligncenter size-full wp-image-914" title="entretienwebjournalisme raphipons" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/entretienwebjournalisme.jpg" alt="entretienwebjournalisme" width="476" height="397" /></em></a></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/05/journalisme-web-definition-licencepro-metz/" target="_blank"><em> </em></a></p>
<h3><a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/05/journalisme-web-definition-licencepro-metz/" target="_blank">Première table ronde : Journalisme et utilisation des réseaux sociaux</a></h3>
<h3><a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/05/journalisme-web-definition-licencepro-metz/" target="_blank"> </a></h3>
<h3><a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/05/journalisme-web-definition-licencepro-metz/" target="_blank"></a></h3>
<h4><a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/05/journalisme-web-definition-licencepro-metz/" target="_blank">Community Management</a></h4>
<p><a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/05/journalisme-web-definition-licencepro-metz/" target="_blank">Avec </a><a href="http://twitter.com/jcdrf3" target="_blank">Jean-Christophe Dupuis Rémond</a> (Fr3) et<a href="http://twitter.com/davanac" target="_blank"> Damien Van Achter</a> (RTBF)</p>
<p>JCDR nous a raconté la profonde évolution que suit France Télévisions avec le tournant numérique annoncé depuis le changement de direction. Pour lui cela s&rsquo;est matérialisé par un état des lieux du web à France 3 Lorraine et plusieurs propositions d&rsquo;évolution avec une originalité toutefois. Il a consulté les internautes pour savoir ce qu&rsquo;ils voulaient trouver sur le site et les réseaux.</p>
<blockquote><p>Ils ont été surpris, c&rsquo;était la première fois qu&rsquo;on leur demandait vraiment ce qu&rsquo;ils voulaient. Les propositions et suggestions ont été très nombreuses.</p></blockquote>
<p>Son objectif est d&rsquo;aller au-delà de ce que propose la télé avec des mini-dossiers mais aussi de l&rsquo;info service. Ce n&rsquo;est pas une nouveauté mais les chiffres ici sont marquants. Grâce à son suivi sur la circulation et la météo le site a gagné 40% de fréquentation sur une semaine.</p>
<p>Toutefois, il est conscient que l&rsquo;on ne peut pas rattraper 10 ans de retard en un clin d&rsquo;œil. Il ne faut pas se contenter de copier ce qui existe ailleurs mais se l&rsquo;approprier pour que cela fonctionne.</p>
<p>Davanac nous a lui raconté ses &laquo;&nbsp;péripéties du web&nbsp;&raquo;. Dans son premier travail comme agencier (2002-2005), le web était &laquo;&nbsp;l&rsquo;ennemi&nbsp;&raquo;. Totalement inutilisable d&rsquo;un point de vue professionnel donc. Il a utilisé les blogs pour se mettre en danger et progresser.</p>
<p>A son arrivée à la RTBF, il a commencé par écrire des guidelines pour l&rsquo;usage des réseaux sociaux.</p>
<blockquote><p>Les journalistes représentent la marque du journal en permanence. Ils ne peuvent pas non plus faire n&rsquo;importe quoi sur les réseaux.</p></blockquote>
<p>A l&rsquo;heure actuelle, la RTBF compte 85 pages facebook et 235000 fans (en cumulé). Sur ces pages et sur Twitter, l&rsquo;activité est double : partage de contenu interne et animation de communauté. Cette dernière partie pousse parfois les journalistes à renvoyer vers du contenu externe.</p>
<blockquote><p>Pourquoi refaire ce que quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre a déjà bien fait ? Il faut mieux partager avec l&rsquo;internaute et ainsi devenir une sorte de référent chez qui les internautes reviendront chercher des conseils.</p></blockquote>
<p><em>Personal branding : </em><br />
Avec <a href="http://twitter.com/stevenjambot" target="_blank">Steven Jambot</a> (pigiste) et <a href="http://twitter.com/SandroFaes" target="_blank">Sandro Faes</a> (université de Louvain)</p>
<p>Steven Jambot récuse le concept même de personal branding. Quand ils &lsquo;est inscrit sur Twitter, le service était très peu connu en France et sa démarche était plus basée sur la volonté de partager de l&rsquo;information et de faire son métier. Je ne vais pas développer plus son intervention puisqu&rsquo;il a repris les arguments que j&rsquo;avais développé <a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/09/ne-mappelez-pas-brandeur/" target="_blank">ici</a>. (Si, si copieur !)</p>
<p>Pour Sandro Faes, le problème du personal branding n&rsquo;est pas neuf mais surtout il s&rsquo;inscrit dans un phénomène plus large, la médiatisation de l&rsquo;espace public. Toutefois, il existe une différence notable aujourd&rsquo;hui. Le &laquo;&nbsp;personal branding&nbsp;&raquo; se fait avant même la production.</p>
<p><em>Twitter un évènement :</em><br />
Avec <a href="http://twitter.com/rtlgrandest" target="_blank">Samuel Goldschmidt</a> (RTL) et Jean-Christophe Dupuis Rémond (Fr3)</p>
<p>Samuel voit plusieurs avantages à l&rsquo;utilisation de Twitter dans le cadre d&rsquo;une activité journalistique.</p>
<blockquote><p>- trouver des sujets de reportages (ex les soldes)</p>
<p>- l&rsquo;information y est très vite vérifiée par les internautes</p>
<p>- on devient l&rsquo;envoyé spécial de tous ceux qui nous suivent pas seulement d&rsquo;un média</p>
<p>- les gens adorent voir les coulisses (une photo pendant l&rsquo;interview par exemple)</p></blockquote>
<p>JCDR opine avec ces avantages mais note quelques inconvénients. Certains évènement sont difficiles à live-tweeter (fait divers&#8230;) car on manque de recul. On le fait avec émotion et les réactions des followers peuvent alors poser problème puisqu&rsquo;ils ne sont pas dans le même état d&rsquo;esprit. Il suggère aussi d&rsquo;utiliser un mot-clé (hashtag) quand on suit un évènement et de l&rsquo;annoncer en amont. Cela permet aux followers de faire le tri.</p>
<p><em>Crowdsourcing et Crowdfunding </em><br />
Avec <a href="http://twitter.com/nicolaskb" target="_blank">Nicolas Kayser-Bril</a> (Owni) et <a href="http://twitter.com/halakodmani" target="_blank">Hala Kodmani</a> (Glifpix)</p>
<p>Premier représentant d&rsquo;Owni (the place to be en ce moment ? ), Nicolas Kayser Bril était très attendu. A l&rsquo;aide de nombreux exemples, il a démontré en quelques minutes l&rsquo;aide que peut apporter une communauté à un site d&rsquo;information. Ainsi, pour les Warlogs, de nombreux termes de l&rsquo;OTAN étaient incompréhensibles. Quelques heures plus tard, des anciens militaires ou journalistes spécialisés dans ce domaine leur avaient fourni une traduction de la plus grande partie des abréviations. Le travail réalisé par <a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/09/jean-marc-manach-le-slogan-on-vous-fiche-ne-vous-en-fichez-pas-na-jamais-ete-autant-dactualite/" target="_blank">Jean-Marc Manach</a> sur la carte des vidéos de surveillance est là aussi un exemple probant. Grâce aux internautes, il possède selon NKB, une carte sans doute plus complète que celle du gouvernement du maillage de surveillance.</p>
<p>Hala Kodmani présente elle son projet qui est en fait un<a href="http://spot.us/" target="_blank"> Spot.us</a> à la française. Des journalistes indépendants ou des médias peuvent venir chercher des financements sur <a href="http://www.glifpix.fr/" target="_blank">Glifpix</a> où le public pourra donner de l&rsquo;argent.</p>
<blockquote><p>C&rsquo;est une manière de prendre le lecteur au mot. Ils sont souvent sceptiques sur le rôle des médias, ici ils ont un rôle direct dans le choix des sujets traités.</p></blockquote>
<h3>Deuxième table ronde : Journalisme en ligne et réalités du rich media</h3>
<h4>Les évolutions de l’écriture rich média</h4>
<p>Avec : <a href="http://twitter.com/aljoannes" target="_blank">Alain Joannes</a> (Formateur rich media), <a href="http://twitter.com/julien89" target="_blank">Julien Martin</a> (Journaliste à Rue89), <a href="http://twitter.com/gillesklein" target="_blank">Gilles Klein</a> (Journaliste à Arrêt sur images), Anne-Sophie Bailly (Journaliste à L’écho), <a href="http://twitter.com/gillesbruno" target="_blank">Gilles Bruno</a> (Consultant et blogueur, L’Observatoire des médias)</p>
<p>Gilles Klein commence par rappeler qu&rsquo;il faisait déjà du &laquo;&nbsp;rich media&nbsp;&raquo; en 1995 sur le site de Elle pendant les défilés de mode. Aujourd&rsquo;hui la comparaison est cruelle avec le monde anglo-saxon qui produit du vrai contenu multimédia et met en place les financements nécessaires. Un constat aussi valable pour le Guardian et plusieurs médias anglo-saxons.</p>
<p>Un peu d&rsquo;histoire avec Alain Joannes ensuite qui souligne que le terme  &laquo;&nbsp;rich media&nbsp;&raquo; vient du monde de la publicité. Le terme &laquo;&nbsp;multimédia&nbsp;&raquo; lui paraît plus adapté. Alain Duhamel étant le premier journaliste multimédia grâce à sa présence sur de nombreux supports en même temps. C&rsquo;est là qu&rsquo;on voit aussi l&rsquo;évolution sémantique selon lui. Plus grave, il dresse lui aussi un constat très négatif de la situation française.</p>
<blockquote><p>Les journalistes français et les patrons sont complètement ineptes. Ils vont mendier des subventions à l&rsquo;Etat, accusent Google de tous les maux. L&rsquo;ennui généré par les sites de presse français est prodigieux. Ils regardent passer le train de l&rsquo;innovation sans s&rsquo;y raccrocher.</p></blockquote>
<p>Une situation qu&rsquo;il explique par deux phénomènes :</p>
<blockquote><p>Ils ne sont pas conscients de l&rsquo;intérêt du rich média d&rsquo;un point de vue narratif et il y a encore des relents de technophobie.</p></blockquote>
<p>Julien Martin commence par une différenciation entre écriture web et écriture multimédia.</p>
<ul>
<li>L&rsquo;écriture web c&rsquo;est adapter un peu son écriture texte. Avec des liens, du positionnement SEO&#8230;</li>
<li>L&rsquo;écriture multimédia c&rsquo;est utiliser des vidéos, photos, sons, graphiques et les intégrer directement à l&rsquo;article.</li>
</ul>
<p>Il donne l&rsquo;exemple de Rue89 pour illustrer cette différence. Au début, ils reprenaient le modèle de la télé. Une vidéo et un mini texte de &laquo;&nbsp;lancement&nbsp;&raquo;. Aujourd&rsquo;hui ils essaient d&rsquo;articuler les vidéos et éléments multimédias à l&rsquo;intérieur du texte.</p>
<p>Il faut aussi selon lui savoir s&rsquo;adapter aux lecteurs. Par exemple, un internaute sur support mobile ou bien au travail, aura plus de mal à regarder une vidéo. Rue89 extrait donc le contenu le plus intéressant et le copie en texte. Par ailleurs, il faut apprendre à se limiter. Internet a beau être un espace sans limites, il faut se restreindre.</p>
<p>Anne Sophie Bailly, journaliste à l&rsquo;Echo souligne que tous les journalistes y sont formés au web et fournissent du contenu. Le site donne la priorité au contenu pas au contenant. Les journalistes peuvent donc produire pour le site, le mobile, le papier&#8230;</p>
<p>Gilles Bruno a l&rsquo;aide de quelques exemples montre les dangers du rich media. Ainsi Télérama qui coince un diaporama sonore sur une seule colonne, avec une side bar bien trop large qui nuit au contenu. Le Post.fr avec des contenus préformatés lui pose aussi problème.</p>
<p>=&gt; A lire le très bon article sur le sujet : <a href="http://www.knightdigitalmediacenter.org/leadership_blog/comments/20101202_multimedia_news_features_are_they_really_worth_the_effort/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+KnightDigitalMediaCenter+Knight+Digital+Media+Center&amp;utm_content=Netvibes#When:23:03:07Z" target="_blank">Le multimédia en vaut-il la peine ?</a></p>
<h4>Produire et réaliser des webdoc aujourd’hui : libertés et servitudes ?</h4>
<p>Avec <a href="http://twitter.com/jeanabbiateci" target="_blank">Jean Abbiateci</a> (Journaliste  et réalisateur de Haïti : la route de la faim &amp; Africacospie), Noam Roubah et Olivier Lambert (Réalisateur et producteur de <a href="http://brevesdetrottoir.fr/" target="_blank">Brèves de trottoirs</a>), Bruno Masi et Guillaume Herbaut (Journalistes et réalisateurs de <a href="http://www.retouratchernobyl.com/" target="_blank">Retour à Tchernobyl</a>)</p>
<p>Rien de marquant n&rsquo;est ressorti de cette conférence à mon sens mais l&rsquo;optimisme n&rsquo;est pas de rigueur. Brève de Trottoir n&rsquo;est pas rentable (Fr3 Ile De France le diffuse gratuitement) et Africascopie avait tout juste permis à Jean Abbiateci et Antonin Sabot de se payer.</p>
<p>Les 5 intervenants défendent tous une vision d&rsquo;auteur avant tout. Leur travail est-il la nouvelle évolution du documentaire ? Ils préfèrent ne pas répondre, le milieu du documentaire serait assez &laquo;&nbsp;susceptible&nbsp;&raquo;&#8230;.</p>
<p>Enfin Jean Abbiateci souligne que proposer un projet tel qu&rsquo;un webdocumentaire est bien plus facile pour un journaliste indépendant, à l&rsquo;extérieur des rédactions.</p>
<p><em>Je posterais la seconde partie des Entretiens dès demain soir. En attendant, je vous invite à consulter le site de l&rsquo;<a href="http://obsweb.net/" target="_blank">Obsweb</a> et celui de <a href="http://www.webullition.info/" target="_blank">Webullition</a> où seront postés d&rsquo;autres comptes-rendus </em>des débats.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ne m&#8217;appelez pas brandeur</title>
		<link>http://regardailleurs.fr/2010/09/19/ne-mappelez-pas-brandeur/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Sep 2010 23:07:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémy</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la louche]]></category>
		<category><![CDATA[Vision médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[marketing]]></category>
		<category><![CDATA[personal branding]]></category>
		<category><![CDATA[webjournalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="https://lh6.googleusercontent.com/rKSL4ikeIwMjbSqGxJiwW9tkLQFSbtXTPz2aIZXDZd5VL7EPUv4OX0D1oa7Xh2z08BBurhlYwHFRVAaThmqa6GmTwJIU3esYQ_x_uvJXgvtfJ-gzg4bKpN1HOmUWDVY"/>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Disclaimer : Ce que je vais dire ici ne s&rsquo;applique pas forcément à tous ceux qu&rsquo;on qualifie de personal brandeurs.</em><br />
<img class="aligncenter" src="https://lh6.googleusercontent.com/rKSL4ikeIwMjbSqGxJiwW9tkLQFSbtXTPz2aIZXDZd5VL7EPUv4OX0D1oa7Xh2z08BBurhlYwHFRVAaThmqa6GmTwJIU3esYQ_x_uvJXgvtfJ-gzg4bKpN1HOmUWDVY" alt="" width="528px;" height="280px;" /><br />
Certains  vont sans doute trouver ce billet hautement ironique,  hypocrite ou que  sais-je d&rsquo;autre étant donné ma position. Pourtant, au  vu de la folie sur  le sujet, en réaction aux billets chez <a href="http://monecranradar.blogspot.com/2010/09/freres-humains-quest-ce-que-twitter-est.html" target="_blank">JC Feraud</a> et <a href="http://www.erwanngaucher.com/26/08/2010/Libe--Steven--Francois--Paul-et-les-autres,1.media?a=409">Erwann Gaucher</a>, à l&rsquo;article de Libération, à celui des Inrocks et à toutes les &laquo;&nbsp;conneries&nbsp;&raquo; que j&rsquo;ai pu lire sur le sujet, il me paraît nécessaire.<img title="Lire la suite…" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /></p>
<p><span id="more-738"></span></p>
<p>Qu&rsquo;est ce qui me vaut (et à d&rsquo;autres) la qualification de  &laquo;&nbsp;personal-brandeur&nbsp;&raquo; ? Revenons-en à la définition. Je vais vous livrer  celle d&rsquo;Eric Maillard.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Le  Personal Branding consiste à s’exposer comme une  marque, mais avec une  identité publique qui doit ressembler trait pour  trait à la personne qui  se cache derrière, sans exclure les failles qui  font l’humain.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>Ce  que je vais retenir là-dedans et qui me dérange vraiment, c&rsquo;est   l&rsquo;action de vouloir se mettre en avant, une certaine &laquo;&nbsp;recherche&nbsp;&raquo; de la   célébrité ou en tout cas, de la reconnaissance.</p>
<p>Petit flash-back historique.</p>
<p>Ma  présence sur Internet en 2008 ? Un blog sous pseudo aujourd&rsquo;hui   supprimé et un compte Facebook à usage uniquement personnel.  A noter   aussi une tentative de site d&rsquo;actualité avec <a href="http://thdifference.wordpress.com/">Morgan Marietti</a> qui s&rsquo;est révélée un échec total. Traces sur le web à mon nom : proche   de zéro. Et déjà la très forte concurrence d&rsquo;un champion d&rsquo;enduro&#8230;</p>
<p>Juin  2009, je rentre d&rsquo;Espagne. Ma présence sur le web en est  toujours au  même point. Ah si, un blog photo. Qui existe encore mais il  faut  vraiment le chercher. Je fais cet été là mon premier stage sur  Internet  et je me crée un compte Twitter. La première page vraiment  identifiée à  mon nom sur la toile.</p>
<p>Depuis  ? Un LinkedIn, un Viadeo, un CV, un Tumblr (que je ne mets  pas à jour),  un blog (vous êtes dessus) qui est en &laquo;&nbsp;copropriété&nbsp;&raquo; et  absolument pas  optimisé dans les métadonnées. Il ne ressort même pas si  on me  &laquo;&nbsp;googlise&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Alors certes, ma présence en ligne est à présent plus ou moins &laquo;&nbsp;intensive&nbsp;&raquo; bien que venue relativement sur le tard (le terme de <a href="http://www.fastcompany.com/magazine/10/brandyou.html"> personal branding est apparu en 1997</a>).  Pourtant je ne l&rsquo;ai jamais conçue  pour être reconnu. Je ne l&rsquo;ai même   jamais envisagé comme ça. Alors oui clairement, c&rsquo;est agréable, cela   fait plaisir, ça ne sert à rien de le nier. Mais je ne suis vraiment pas   convaincu par l&rsquo;idée que cette démarche doit être forcée ou même   réfléchie. Il y a certains écueils à ne pas franchir c&rsquo;est évident.    Mais l&rsquo;ensemble doit se faire d&rsquo;une manière naturelle, en privilégiant   le plaisir avant tout. Une simple raison à ça. Beaucoup de personnes   tentent de se &laquo;&nbsp;mettre en valeur&nbsp;&raquo; (pour éviter ce mot qui me semble   tabou) et les fumistes, intéressés et non sincères sont vite repérés   dans la masse et catalogués.</p>
<p>C&rsquo;est le message que j&rsquo;ai essayé de faire passer aux élèves de <a href="http://www.webullition.info/">la licence pro journalisme et média numérique de Metz</a> la semaine dernière. Certains d&rsquo;entre eux vont peut-être s&rsquo;étouffer en   lisant ce billet. A mon grand regret j&rsquo;ai dû insister sur l&rsquo;aspect   purement formel, des choses à faire et ne pas faire.</p>
<p>Comment  décrire le fait d&rsquo;être naturel ? &laquo;&nbsp;Soyez-vous même&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est  bien court  pour occuper 4h de cours. J&rsquo;avais ironiquement nommé un de  mes chapitres  &laquo;&nbsp;personal branding&nbsp;&raquo;. Certains d&rsquo;entre eux, je m&rsquo;y  attendais et je  l&rsquo;espérais, ont comparé cette pratique à du marketing.  Une vision qui  rejoint celle définie par tous les spécialistes (111 000  000 résultats  sur Google en cherchant personal branding quand  même&#8230;). Et c&rsquo;est cette  vision que je veux battre en brèche.</p>
<p>Certains collègues riaient quand je me rendais à des conférences (<a href="../2010/04/bilan-de-la-conference-transmedias-chez-cap-digital/?PHPSESSID=f322b20822f394c68ed7b97ddd169b5f">ici</a> ou encore <a href="../2010/04/bilan-de-la-conference-transmedias-chez-cap-digital/?PHPSESSID=f322b20822f394c68ed7b97ddd169b5f">ici</a> et<a href="../2010/04/bilan-de-la-conference-sur-le-storytelling-digital-a-la-cantine/?PHPSESSID=f322b20822f394c68ed7b97ddd169b5f"> là</a>)   ou aux soirées du Djiin. Je n&rsquo;allais pas à ces soirées pour me faire   connaître (ceux qui m&rsquo;ont déjà vu avec un badge, levez la main). Certes,   cela permet de faire des connaissances, d&rsquo;élargir son réseau. Une   pratique journalistique somme toute classique. Mais je m&rsquo;y rendais plus   par réelle envie et surtout avec les yeux d&rsquo;un journaliste   &laquo;&nbsp;néo-parisien&nbsp;&raquo;. Quelles sont les chances pour quelqu&rsquo;un habitant à Metz,   à Tours ou à Rennes de voir des conférences sur le storytelling, le   transmédias ?</p>
<p>Si  nous discutons sur les réseaux, échangeons sur les blogs, ce  n&rsquo;est pas  pour nous faire repérer et faire parler de nous (pas  uniquement en tout  cas) mais surtout parce que ces outils font  maintenant partie de qui  nous sommes, de comment nous envisageons notre  métier. Je ne peux pas  imaginer travailler sans les utiliser. Mais il  est ici bien question de  travail journalistique, pas de marketing.</p>
<p>Nous échangeons nos avis, nos  idées, notre vision du métier.  Prétentieux que nous sommes à notre âge  n&rsquo;est-ce pas ? Les   journalistes brandeurs semblent être une espèce &laquo;&nbsp;honnie&nbsp;&raquo; car jouant de   leur célébrité et cherchant toujours à l&rsquo;augmenter. Des profiteurs   abusant du système dans un métier en crise. Cela serait faire bien peu   de cas des recruteurs et des journalistes déjà en place. Traitez-moi de   rêveur mais si la &laquo;&nbsp;célébrité&nbsp;&raquo; ne s&rsquo;accompagne pas de compétences, elle   ne mène à rien. Et là encore, les &laquo;&nbsp;hypocrites, intéressés, faux-culs&nbsp;&raquo;   seront vite démasqués par les rédactions.</p>
<p><em>Note :  Reguen m&rsquo;a prévenu que je n&rsquo;étais pas crédible sur le sujet. A vous de juger. N&rsquo;hésitez pas à lire <a href="http://owni.fr/2010/05/31/jeunes-journalistes-arretez-de-penser-comme-des-vieux-cons/" target="_blank">son très bon billet</a>.  Et non Reguen je ne te lance pas de fleurs pour que tu m&rsquo;épargnes dans les commentaires. Lâche-toi.<br />
Note  2 : Coup de gueule du week-end que je vais peut-être regretter  plus  tard. Tant pis. Pardonnez aussi la forme parfois un peu  brouillonne, je  reviendrai dessus au besoin. Le titre est une idée de Steven Jambot.</em><br />
<em>A lire la réponse de <a href="http://twitter.com/morganetual" target="_blank">Morgane Tual</a> : <a href="http://morganetual.com/blog/" target="_blank">Je suis une personal brandeuse. Et j&rsquo;assume.</a><br />
</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jean-Marc Manach : &#171;&#160;Le slogan &#171;&#160;On vous fiche, ne vous en fichez pas&#160;&#187; n&#8217;a jamais été autant d&#8217;actualité&#160;&#187;</title>
		<link>http://regardailleurs.fr/2010/09/06/jean-marc-manach-le-slogan-on-vous-fiche-ne-vous-en-fichez-pas-na-jamais-ete-autant-dactualite/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 15:40:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Regards sur l'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Vision médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[jean-marc manach]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>

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		<description><![CDATA[Blogueur hyperactif sur lemonde.fr, Jean-Marc Manach, a récemment publié La vie privée, un problème de vieux cons ?. Il y relativise les inquiétudes liées à la vie privée sur l’internet tout en soulignant l’omniprésence de la société de surveillance. &#160; Votre livre s’articule autour de l’idée que sur l’internet, le problème ne vient pas de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Blogueur hyperactif sur <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/" target="_blank">lemonde.fr</a>, Jean-Marc Manach, a récemment publié <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/07/02/la-vie-privee-un-probleme-de-vieux-cons-le-livre/" target="_blank"><em>La vie privée, un problème de vieux cons ?</em></a>.  Il y relativise les inquiétudes liées à la vie privée sur l’internet  tout en soulignant l’omniprésence de la société de surveillance.</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<div style="text-align: center;"><em> </em></div>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-697" title="Jean-Marc Manach" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/JMM.jpg" alt="Jean-Marc Manach" width="333" height="500" /></p>
<div style="text-align: center;"><span id="more-696"></span></div>
<p><strong>Votre livre s’articule autour de l’idée que sur l’internet, le  problème ne vient pas de celui qui poste des informations, mais de  celui qui les espionne. A quoi ressemblent ces « voyeurs 2.0 » ?</strong></p>
<p>Cela peut être votre employeur, vos collègues, parents, relations, amis, ennemis, en fait n&rsquo;importe qui. Si l’on recentre la question sur le droit des internautes à s&rsquo;exposer publiquement, le &laquo;&nbsp;voyeur 2.0&Prime; est celui qui va être choqué par ce qu&rsquo;il a lu ou vu.</p>
<p>C’est  la personne qui ne supporte pas de découvrir que les autres peuvent ne  pas partager ses &laquo;&nbsp;valeurs&nbsp;&raquo;, et/ou qui cherche à exploiter le fait que  les internautes, comme ceux que je surnomme affectueusement les « petits  cons », ont compris que l&rsquo;un des intérêts de l&rsquo;internet était de s&rsquo;exprimer.</p>
<p><strong>Est-ce qu’une administration peut concrètement se servir d’informations postées sur l’Internet pour enrichir un fichier ?</strong></p>
<p>En l&rsquo;état, les fichiers administratifs et policiers ne peuvent pas être renseignés à partir de ce que l&rsquo;on trouve sur le web, mais nombreux sont les recruteurs à se renseigner sur le web au sujet de ceux qu&rsquo;ils embauchent.</p>
<p>Le gouvernement a laissé entendre qu&rsquo;il prévoyait d&rsquo;étendre la possibilité de renseigner certains fichiers policiers à partir de ce que l&rsquo;on pouvait trouver sur le web, et les agents des impôts, ainsi que les policiers, se  servent de plus en plus de ce qu&rsquo;ils trouvent sur le Net. On peut par  exemple citer les piscines non déclarées repérées sur Google Map ou les  profils et relations Facebook.</p>
<p><strong>Des réseaux sociaux ou d’autres services privés vendent  certaines informations de leurs utilisateurs à des entreprises.  Lesquelles sont privilégiées dans ces échanges de fichiers ?</strong></p>
<p>Les  informations ne sont pas forcément &laquo;&nbsp;vendues&nbsp;&raquo;, mais, dès lors qu&rsquo;elles  sont disponibles, elles sont de plus en plus &laquo;&nbsp;partagées&nbsp;&raquo;. Données de  géolocalisations, profils, contacts ou encore préférences, les &laquo;&nbsp;données  personnelles&nbsp;&raquo; des utilisateurs de réseaux sociaux sont de plus en plus  partagées. Il faut moins les considérer comme des &laquo;&nbsp;données personnelles&nbsp;&raquo;  que comme des &laquo;&nbsp;données publiques&nbsp;&raquo;. Tout ce que l&rsquo;on poste ou partage  dans les réseaux sociaux est a priori &laquo;&nbsp;public&nbsp;&raquo;, et même les &laquo;&nbsp;données  personnelles&nbsp;&raquo; a priori non &laquo;&nbsp;partagées&nbsp;&raquo;, comme les requêtes sur les  moteurs de recherche ou les sites web consultés, sont ou peuvent être  &laquo;&nbsp;partagées&nbsp;&raquo;. Elles sont de toute façon archivées par les sites web en  question, soit à des fins publicitaires et généralement anonymisées,  soit en vertu de la loi. En France, les fournisseurs d&rsquo;accès à  l&rsquo;internet doivent garder la trace de tout ce que l&rsquo;on fait sur le Net  -et donc pas seulement le web- pendant un an.</p>
<p>La surveillance est la règle, l&rsquo;anonymat l&rsquo;exception, ce pour quoi je considère aussi que tout ce que l&rsquo;on publie ou partage sur le web est forcément de l&rsquo;ordre de la &laquo;&nbsp;vie publique&nbsp;&raquo; et non de la &laquo;&nbsp;vie privée&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong><br />
Le vieux slogan « On vous fiche, ne vous en fichez pas » a-t-il une nouvelle vie avec l’internet ?</strong></p>
<p>On n&rsquo;a probablement jamais autant parler de &laquo;&nbsp;vie privée&nbsp;&raquo; que depuis que l&rsquo;internet  existe et, paradoxalement, depuis que Facebook a commencé à pousser ses  utilisateurs à y mener une &laquo;&nbsp;vie publique&nbsp;&raquo; plutôt qu&rsquo;une &laquo;&nbsp;vie privée&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Alex Türk, le président de la CNIL, a déclaré il y a quelques années  : &laquo;&nbsp;Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big  Brother, détrompez-vous… Vous êtes en plein dedans !”. Ce slogan n&rsquo;a  donc jamais été autant d&rsquo;actualité. L&rsquo;internet n&rsquo;est pas une société de  surveillance, mais l&rsquo;explosion des technologies de l&rsquo;information, et  donc aussi des technologies de surveillance, en accélère l&rsquo;agenda.  L&rsquo;informatique laisse des traces, par principe, et les &laquo;&nbsp;nouvelles  technologies&nbsp;&raquo; sont généralement plus rentables lorsqu&rsquo;elles font dans le  sécuritaire que lorsqu&rsquo;elles visent à garantir les libertés des  citoyens.</p>
<p><strong>La présomption de culpabilité est l’un des  points les plus discutés de la loi Hadopi. Vous expliquez que cette  présomption inversée s’applique depuis quelques temps avec certains  fichiers policiers. Pourquoi ce silence concernant les fichiers et ce  bruit sur Hadopi ?</strong></p>
<p>Le fichier EDVIGE a fait scandale et  entraîné un débat public permettant de soulever les problèmes posés par  les fichiers policiers. Mais le sujet est complexe, technique, et trop  peu de gens savent que plus de la moitié des Français sont fichés. Par  exemple, le Système de traitement des infractions constatées (STIC)  fiche à lui seul plus de 28 millions de victimes et plus de 5 millions  de suspects. Pour la majeure partie des gens, les fichiers policiers ne  concernent que les délinquants, même si de plus en plus de personnes pâtissent du fait d&rsquo;être fichées à tort.</p>
<p>Le  silence dont vous parlez est politique, médiatique, mais également  syndical et associatif. Si depuis EDVIGE on dénombre bien plus  d&rsquo;articles au sujet du STIC en particulier et des fichiers policiers  en général, le sujet mobilise effectivement bien moins les foules que  l&rsquo;Hadopi ou tout ce qui touche à l&rsquo;internet.</p>
<p>L&rsquo;Hadopi est combattue par de nombreux internautes et journalistes, contrairement  aux fichiers policiers. Il est plus facile de dénoncer, contourner et  ridiculiser l&rsquo;Hadopi qu&rsquo;il ne l&rsquo;est des fichiers policiers. Le climat  sécuritaire ambiant, qui date d&rsquo;avant les attentats de 2001 (le STIC a  été créé par Pasqua, en 1995, mais légalisé sous Jospin, en juillet  2001) ne s&rsquo;y prête pas aussi facilement.</p>
<p><strong>Comment savoir si l’on est concerné par un de ces fichiers « faits à l’ancienne » ?</strong></p>
<p>Pour faire valoir son droit d&rsquo;accès et de rectification aux fichiers policiers, il suffit d&rsquo;en faire la demande à la CNIL, cf <a href="http://renseignementsgeneraux.net" target="_blank">http://renseignementsgeneraux.net</a></p>
<p><strong>La Commission Nationale Informatiques et Libertés (CNIL) est-elle encore efficace pour dénoncer les dérives de ces fichiers ?</strong></p>
<p>Oui,  et non. La CNIL avait été créée, en 1978, pour protéger les citoyens  des fichiers administratifs et policiers, et le gouvernement devait lui  demander son autorisation lorsqu&rsquo;il voulait créer un fichier &laquo;&nbsp;de sûreté&nbsp;&raquo;  ou portant sur l&rsquo;ensemble de la population. A l&rsquo;occasion de la refonte  de la loi informatique et libertés, en 2004, le Parlement a modifié la  loi, et son avis n&rsquo;est désormais plus que &laquo;&nbsp;consultatif&nbsp;&raquo;. Le gouvernement  doit toujours lui demander son avis, mais il n&rsquo;est plus obligé de s&rsquo;y  conformer. Le rapport Batho/Bénisti a ainsi révélé que le nombre de  fichiers policiers répertoriés avait augmenté de 70% en trois ans depuis  l&rsquo;adoption de cette nouvelle loi &laquo;&nbsp;Informatique et Libertés&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La  CNIL reste néanmoins l&rsquo;une des meilleures vigies en la matière, et elle  n&rsquo;a eu de cesse de dénoncer les problèmes posés par le STIC depuis 2001.  A l&rsquo;époque, les contrôles qu&rsquo;elle avait effectué en la matière révélait  un taux d&rsquo;erreur de 25%. L&rsquo;an passé, 83% des fichiers STIC qu&rsquo;elle a  contrôlé était inexacts, erronés ou manifestement non justifiés, et donc  &laquo;&nbsp;hors la loi&nbsp;&raquo;. La CNIL a également effectué un contrôle plus global du  STIC l&rsquo;an passé, qui a révélé que plus d&rsquo;un million de personnes sont  toujours considérées comme &laquo;&nbsp;suspectes&nbsp;&raquo; dans le STIC alors même qu&rsquo;elles  ont été blanchies par la Justice.<br />
D’autre part, il faut en moyenne 1 an pour avoir accès à son  fichier policier, et donc disposer d&rsquo;argument à même de contester ce  pour quoi des milliers de gens sont licenciés, ou sont interdits de  travailler, parce qu&rsquo;ils sont fichés. E nombreux sont donc ceux qui, non  content de devoir prouver leur innocence, ne peuvent, de facto, pas le  faire, parce qu&rsquo;il leur faut bien trouver un autre travail pour pouvoir  survivre.<br />
La CNIL gagnerait à recouvrer les pouvoirs qui lui ont été rognés  en 2004. Mais son président Alex Türk est également sénateur, et c&rsquo;est  lui qui fut le rapporteur de la loi de 2004. Il ne voit donc pas de  problème particulier avec cette façon qu&rsquo;a eu le gouvernement de lui  couper les ailes.</p>
<p style="text-align: right;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Photo : Samuel Landon</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Link Generation, retour sur un webdocu</title>
		<link>http://regardailleurs.fr/2010/05/26/link-generation-retour-sur-un-webdocu/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 15:07:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Côté binoclard]]></category>
		<category><![CDATA[Vision médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[link generation]]></category>
		<category><![CDATA[owni]]></category>
		<category><![CDATA[webdocumentaire]]></category>
		<category><![CDATA[webjournalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Enfin, il est fini ce webdocu. Enfin il est en ligne. Du sang, des sueurs et des larmes mais pas un rond. Retour sur expérience. Le projet &#171;&#160;Link Generation&#160;&#187;, lancé fin février est donc bouclé et publié sur le site d&#8217;Owni. Je les remercie d&#8217;ailleurs de s&#8217;être associé à moi pour ce projet. Quelques données [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-605" title="Menu Link Generation" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/capture.JPG" alt="Menu Link Generation" width="490" height="319" /></p>
<p>Enfin, il est fini ce webdocu. Enfin il est en ligne. Du sang, des sueurs et des larmes mais pas un rond. Retour sur expérience. <span id="more-602"></span></p>
<p>Le projet &laquo;&nbsp;Link Generation&nbsp;&raquo;, lancé fin février est donc bouclé et publié sur le site d&rsquo;Owni. Je les remercie d&rsquo;ailleurs de s&rsquo;être associé à moi pour ce projet.</p>
<h3>Quelques données</h3>
<p>- L&rsquo;ensemble des interview a été réalisé en 48h. 2 jours sur Paris à enchaîner les rendez-vous et à passer un temps fou dans le métro. Merci à tous ceux qui se sont prêtés au jeu.</p>
<p>- La première version présentée fin mars au jury, m&rsquo;avait demandé 3 jours intensif de montage de vidéo, d&rsquo;architecture du site&#8230;Depuis j&rsquo;ai du passer une grosse quarantaine d&rsquo;heure supplémentaires et le webdocu ne ressemble plus du tout à ce qu&rsquo;il était alors.</p>
<p>- J&rsquo;ai filmé l&rsquo;ensemble avec une <a href="http://www.vincentabry.com/test-du-kodak-zi8-hd-1080p-6443" target="_blank">Kodak ZI8 HD</a> prêtée par mon collègue Raphipons. Les interview sonores ont été réalisées par téléphone, un micro à côté. Les quelques photos sont réalisées avec un Pentax kD10.</p>
<p>- Rentré de Paris avec à peu près 4h de rushs vidéo, j&rsquo;en ai gardé plus ou moins 1h au total.</p>
<h3>Remerciements</h3>
<p>- A tous ceux qui se sont prêtés au jeu et ont pris le temps de m&rsquo;accorder une interview.</p>
<p>- A Owni pour <a href="http://owni.fr/2010/05/26/vraie-plongee-dans-le-journalisme-web/" target="_blank">publier mon webdocumentaire</a>.</p>
<p>- A mes enseignants messins pour leurs conseils lors de la présentation au jury. Même si je n&rsquo;ai pas appliqué, tout ce qu&rsquo;ils auraient voulu ;)</p>
<p>- Aux &laquo;&nbsp;bêta-testeurs&nbsp;&raquo; et notamment <a href="http://twitter.com/morganetual" target="_blank">Morgane Tual</a>.</p>
<h3>Ce ce que je changerais</h3>
<p>Je sais que j&rsquo;ai pu me faire le chantre d&rsquo;un webdocumentaire à prix raisonnable (comprenez à l&rsquo;opposition de Prison Valley), pourtant, j&rsquo;avoue que j&rsquo;aurais apprécié avoir un budget (celui-ci se monte à un A/R pour Paris, un carnet de métro, de la sueur et des larmes).</p>
<p>Avec de l&rsquo;argent et du temps, j&rsquo;aurais pu rentrer plus en profondeur, suivre des journalistes web pendant une journée comme me le suggère <a href="http://antoninsabot.over-blog.com/" target="_blank">Antonin Sabot</a>&#8230;</p>
<p>Un conseil pour ceux qui pensent à utiliser wix à l&rsquo;avenir, faites un plan très clair dès le début&#8230; et concevez vos fonds de pages, boutons and co dès le début. Sinon vous allez en chier pour le reproduire ensuite&#8230; Mais je reviendrais sur Wix dans un prochain billet.</p>
<p>Pour l&rsquo;heure, je vais reprendre une activité normale :)</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Qu&#8217;est-ce que le journalisme web ?</title>
		<link>http://regardailleurs.fr/2010/05/18/journalisme-web-definition-licencepro-metz/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 23:48:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vision médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[définition]]></category>
		<category><![CDATA[jean-marie charon]]></category>
		<category><![CDATA[webjournalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Photo @Nina Robert Au cours de l&#8217;année, nous avions du écrire une dissertation sur le journalisme web. Notre vision du métier, ses implications, ses problématiques, ses différences avec le travail sur les autres médias. Une fois les copies rendues, Jean-Marie Charon vient de nous faire parvenir une synthèse qu&#8217;il a rédigé  à partir de nos [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<dl id="attachment_592" class="wp-caption aligncenter" style="width: 193px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-592 alignnone" title="webullition" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/webullition.jpg" alt="Photo @Nina Robert" width="183" height="274" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Photo @Nina Robert</dd>
</dl>
<p>Au cours de l&rsquo;année, nous avions du écrire une dissertation sur le journalisme web. Notre vision du métier, ses implications, ses problématiques, ses différences avec le travail sur les autres médias.</p>
<p style="text-align: left;">Une fois les copies rendues, Jean-Marie Charon vient de nous faire parvenir une synthèse qu&rsquo;il a rédigé  à partir de nos travaux. Je ne partage pas l&rsquo;ensemble des points de vue développés ici mais trouve intéressant de vous les faire partager.<span id="more-585"></span></p>
<h3>Représentations  du Web journalisme.</h3>
<p>Le web journalisme tel que se le représentent les étudiants de la licence pro webjournalistes de l’Université Paul Verlaine de Metz. Ils ont suivi la licence pro durant l’année 2009/2010. Ils avaient à préciser les caractéristiques du web journalisme vis-à-vis des autres modes d’exercice de la profession. A la lecture de leurs contributions, il était tentant d’en faire une synthèse, là où les discours dominants sont ceux de leurs aînés, bien souvent issus de la presse écrite.</p>
<p>Ils n’ont pas rédigé leur texte en pensant qu’il pourrait conduire à cette tentative de dessiner le portrait du web journalisme tel que se le représentent un groupe de jeunes entrants dans la profession. Les formulations sont peut être plus brutes et moins policées que dans l’optique de proposer une image plus idéalisée. Le portait collectif n’est pas homogène de par la différence des représentations individuelles, mais aussi parce qu’il s’agit d’une profession en construction dans un contexte économique et social des plus difficiles. Que chacun d’eux soit remercié pour leur contribution à cette entreprise qu’ils ignoraient et qui n’a d’autre ambition que la poursuite de la discussion et l’échange à propos d’une profession en pleine mutation. L’auteur de ce texte a fait le choix de se retrancher complètement derrière leurs mots et leurs idées, s’abstenant de tout commentaire et interprétation.<br />
Cela sonne comme une évidence. Le web journalisme est le journalisme de demain ou la forme la plus avancée du journalisme d’aujourd’hui. Non qu’il ne soit appelé à se transformer, puisque l’une de ses caractéristiques est son évolutivité. Il s’agit d’un journalisme en devenir, dans lequel tout reste à prouver, à inventer, pour lequel les notions d’innovation et de créativité sont cruciales. C’est aussi un journalisme jeune ou de jeunes, dans laquelle s’exprimerait une coupure entre « jeunes journalistes plus efficients » et « vieux journalistes de l’imprimé moins efficaces ». Cette évolutivité peut être à la fois perçue comme une chance, mais également une contrainte, comme la conséquence inévitable de l’instabilité des supports techniques.<br />
Le web journalisme est en tout cas une pratique du métier qui rompt sur bien des points avec le journalisme « à l’ancienne » ou « classique ». Un certain nombre de ses caractéristiques préfigurent l’avenir probable du journalisme. Cela ne veut d’ailleurs pas dire que la représentation soit unifiée ou monolithique. Il pourrait bien y avoir un écart entre le potentiel d’utilisation du média en terme de pratique professionnelle et certaines de ses tendances dominantes. Il n’y aura certainement pas de retour en arrière. Pour tenter de cerner ses représentations il sera successivement traité des qualités attendues du web journaliste, de sa pratique et finalement de ses contraintes et conséquences pour l’exercice de la profession.<br />
Le web journaliste est d’abord un homme orchestre. Il doit être complètement polyvalent de façon à mettre en œuvre une information complètement multimédia. Il doit savoir pratiquer toutes formes d’écritures, ainsi que développer tous types de formats, dont les plus nouveaux tel que le web documentaire. Autant dire qu’il doit être formé. Le tout jusqu’à l’illusion du « journalisme Shiva ». D’aucuns avancent l’idée qu’il s’agirait d’un journalisme hybride. Parmi les dimensions de ce professionnel hybride sans doute faut-il voir la complexité à combiner les dimensions de médiation, de rapidité – réactivité, de créativité et en même temps d’intérêt et compétence technique à commencer par l’informatique. De toute façon c’est un travailleur opiniâtre. Un journaliste qui travaille plus que ses collègues des anciens médias.<br />
N’étant pas unifiée la pratique du web journalisme peut donner lieu à des représentations contradictoires où s’entrechoquent instantanéité et possibilité d’approfondissement et enrichissement, intensification des rythmes et modes de traitement et liberté d’expression, formatage et créativité, etc. Cependant des tendances plus lourdes paraissent l’emporter au regard de la souplesse ou de l’adaptabilité du support et de ses fonctionnalités.</p>
<p style="text-align: left;">S’il est une caractéristique de la pratique qui fait consensus c’est bien « la radicalisation de la question du temps », jusqu’à l’immédiateté, l’instantanéité, le temps réel. Cette accélération sur le web serait plus substantielle que dans les autres médias. C’est la course à la rapidité, à la réactivité immédiate. « Il faut être les premiers à annoncer les faits ». Cette « pression temporelle toujours plus forte », cette course à la rapidité oblige à la plus grande assiduité sur les fils d’agence, ainsi que les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) ainsi que les blogs. Cette contrainte extrême du temps n’est pas sans revers : l’impossibilité de vérifier et de sortir de larédaction, la difficulté à prendre le temps de réfléchir, avec tous les risques d’erreurs et de dérives.  Le phénomène est bien concrétisé par la notion de « travail en progression » qui pousse à publier une information brut, tout de suite, même insuffisamment vérifiée, qui sera complétée ou rectifiée ensuite petit à petit.</p>
<p style="text-align: left;">L’interaction avec les internautes est la seconde distinction de la pratique du web journalisme, largement partagée. Cette interaction se traduit d’abord par l’apport que constitue le retour des internautes au travers des commentaires. C’est également l’apport que représentent pour l’information la veille des réseaux sociaux, les blogs, les sites des « journalistes citoyens ». Le web journaliste se retrouve en prise avec l’univers particulier de la libre expression. Pour certains l’interaction prend la forme d’un journalisme particulier le « community manager ». Celui-ci cherche à extraire l’information des commentaires comme des différents échanges avec les internautes (chats, forums, débats, etc.). Il a la possibilité d’imaginer et expérimenter l’écriture à plusieurs mains. Il s’agit d’une forme de nouveau dialogue moins passif avec le lecteur. La chose ne va pas sans poser question et susciter quelques réticences. A quoi conduit cette perte d’exclusivité dans la transmission de l’information ? Le journaliste se retrouve plus dépendant de la demande : « ce qui est bon pour le lecteur ne l’est pas forcément pour le journaliste ». Il y a là aussi comme une forme de défi ou de stimulation qui devrait conduire à plus d’exigence de fiabilité et de rigueur comme signe distinctif du professionnel au regard de l’amateur.</p>
<p style="text-align: left;">La mise en pratique d’une information réellement multimédia ou pluri média est le troisième point fort de la pratique du web journalisme. L’information sur le web intègre aussi bien le texte que les images, les sons, les vidéos, les diaporamas ou les infographies. C’est également une information qui bénéficie de l’enrichissement par les liens hypertextes qui permettent d’incorporer à l’information aussi bien les sources que le contexte. L’information multimédia c’est donc la possibilité de recourir et expérimenter toutes les formes de récits. Le versant positif et stimulant tient au sentiment de proposer une information plus riche. Il est surtout dans l’expérimentation, l’invention au jour le jour de formes nouvelles que de formats inusités. Le revers tiendrait en revanche au sentiment d’intensification à l’infini des tâches, surtout lorsqu’il conduit à travailler sur plusieurs supports en même temps. Ici intervient un sentiment de « toujours plus », avec cette formule du « journalisme Shiva » évoquée lors des Assises du journalisme et reprise par plusieurs étudiants.</p>
<p style="text-align: left;">La pression ou le poids de la logique économique constituent la quatrième dimension largement partagée. La pression économique est d’autant plus sensible et prégnante que l’incertitude la plus grande continue de planer sur le modèle économique de la presse en ligne. La question est particulièrement sensible pour les journalistes que la rentabilité de l’information d’actualité est faible ou « floue ». Les répercussions de la pression économique se font sentir à la fois dans le contenu de la production et dans les conditions de travail. Pour ce qui est du contenu de l’information la pression économique pousse à l’homogénéisation qu’imposent le référencement et la recherche de la reprise. Il s’en suit une information excessivement redondante. Elle crée aussi les conditions d’une concurrence extrême en interne (entre journalistes d’une même rédaction) et externe (entre rédactions) qui pousse à la chasse au scoop, à l’extrême rapidité et ses dérives évoquées plus haut. Du point de vue des conditions de travail, se trouve évoquées, pèle mêle, l’exercice d’un journalisme intensif, répétitif et essentiellement assis, la précarité, la faiblesse des rémunérations, de « zone de non droit », etc.</p>
<p style="text-align: left;">A côté de ces traits dominants de la pratique des formes plus diverses et sans doute plus attractives sont aussi évoquées, par quelques uns et clairement identifiés à quelques sites, de grands quotidiens ou de pure players, en France ou dans les pays anglo-saxons pour la plupart. Il est alors fait référence à la possibilité d’exercer un journalisme « complet » intégrant sa propre collecte de l’information, sa vérification, son enrichissement, ses analyses, des modes d’écritures et de transmission diversifiés, tout en étant disponible au retour des internautes, lorsqu’ils ne sont pas intégrés plus structurellement dans la démarche rédactionnelle, comme dans la notion d’information « à trois voix ». L’écriture courte n’est plus une obligation et devient gage de précision et de concision. A ce prix se trouve produite une information fiable, honnête, pluraliste, indépendante, qui existe, qui est possible sur le web, mais reste trop isolée.</p>
<h3 style="text-align: left;">Contraintes et conséquences</h3>
<p style="text-align: left;">Accélération, intensification, confrontation aux amateurs, pression économique comme tendances dominante se conjuguent pour produire une information et un journalisme plutôt appauvris, banalisés, standardisés, répétitifs au niveau des journalistes qui le pratiquent, mais également aux yeux du public. Le paradoxe est d’autant plus grand que le support et sa technologie sont riches de potentialités et permettent des formes diversifiées d’information et de pratiques du métier mais seulement dans quelques îlots isolés. Pour le plus grand nombre se lève le spectre du bâtonnage de dépêches, du traitement exclusif des sujets vendeurs, de l’insuffisance, voire l’absence de vérification, sans parler d’une image dévalorisée aux yeux du reste de la profession. Pour ce qui est du public la menace est celle de l’élargissement de la crise de confiance, alors que se trouve mis en balance la valeur de l’information journalistique produite par des professionnels au regard des contenus proposés par les « journalistes citoyens », internautes experts et autres blogueurs.</p>
<p style="text-align: left;">Les représentations des apprentis web journalistes manifestent un véritable grand écart entre un optimisme, voire déterminisme technologique et une quasi-résignation à propos des pratiques et des formes de l’information, dominantes, sachant qu’ils semblent sans illusion sur les chances de voir se généraliser les formes, certes existantes, mais si peu répandues d’un web journalisme riche. Le même grand écart est perceptible entre un web journalisme appréhendé dans la globalité et la diversité de ses formes potentielles et ce même web journalisme vécu au niveau de chaque individu exerçant ce métier en tâtonnant. Faut-il y voir une forme de pragmatisme générationnel, un réalisme déjà intégré par les futurs entrants dans une profession fragilisée. Il ne faudrait pas que celui-ci sombre prématurément dans le fatalisme ou le cynisme qu’ont trop souvent manifesté leurs ainés aux heures noires de la guerre du Golfe, de la présidentielle de 2002 ou de chacun des grands dérapages fait-diversiers de Lépange à Outreau en passant par Toulouse ou Lamotte-du-Caire.</p>
<p><em>Jean-Marie Charon 18/05/2010</em></p>
<p>Pour aller plus loin,</p>
<p>- <a href="http://www.journalistiques.fr/post/2009/05/20/La-faculte-de-Metz-cree-un-licence-de-rich-media-journalistique" target="_blank">ce</a><a href="http://www.journalistiques.fr/post/2009/05/20/La-faculte-de-Metz-cree-un-licence-de-rich-media-journalistique" target="_blank"> </a><a href="http://www.journalistiques.fr/post/2009/05/20/La-faculte-de-Metz-cree-un-licence-de-rich-media-journalistique" target="_blank"> billet de Alain Joannes</a> présentant la formation en journalisme et médias numériques de Metz.</p>
<p>- <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/2/4/l-avenir-du-journalisme-web-en-france-passe-par-saint-etienne/" target="_blank">cet article de RSLN</a>, sur le journalisme web de demain.</p>
<p>- <a href="http://regardailleurs.fr/2009/10/le-forcat-est-il-un-journaliste/" target="_blank">ce billet publié sur le blog</a>, centré sur la thématique des forçats. <em><br />
</em><br />
Et vous, comment définiriez-vous le journalisme web ?</p>
<p><em>(P.S : je me suis enfin fixé une deadline pour mon webdocu sur le journalisme web justement, il sera envoyé à Owni à la fin de la semaine.)<br />
</em></p>
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		<item>
		<title>Bilan de la conférence Transmédias chez Cap Digital</title>
		<link>http://regardailleurs.fr/2010/04/13/bilan-de-la-conference-transmedias-chez-cap-digital/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 23:52:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vision médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[transmédias]]></category>
		<category><![CDATA[webdocumentaire]]></category>
		<category><![CDATA[webjournalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Mardi 13 avril avait lieu la conférence &#171;&#160;Transmédias&#160;&#187; chez Cap Digital. Avec Pascal Riché de Rue89, Philippe Jannet du Monde Interactif et Pierre-Etienne Pommier de Bubble. Pour les écouter parler du virage de la presse vers le transmédias,  une petite quarantaine de personnes avaient fait le déplacement. Commençons par le commencement. Qu&#8217;est ce que le [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><img class="aligncenter size-full wp-image-518" title="think digital" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/think-digital.JPG" alt="think digital" width="507" height="83" /></h2>
<p>Mardi 13 avril avait lieu la conférence &laquo;&nbsp;Transmédias&nbsp;&raquo; chez Cap Digital. Avec Pascal Riché de Rue89, Philippe Jannet du Monde Interactif et Pierre-Etienne Pommier de Bubble. Pour les écouter parler du virage de la presse vers le transmédias,  une petite quarantaine de personnes avaient fait le déplacement.</p>
<p><span id="more-514"></span></p>
<p>Commençons par le commencement. Qu&rsquo;est ce que le transmédia ?Le <a href="http://www.transmedialab.org/2009/07/07/transmedia-decode/" target="_blank">transmedialab</a> propose la définition suivante :</p>
<blockquote><p>- une histoire dont les chapitres sont diffusés sur différents médias (TV, Cinéma, Web, Mobile, …)<br />
- chaque chapitre est conçu spécifiquement pour le media qui le diffuse (d’où la prise en compte de la participation quand on écrit le contenu pour le web)<br />
- des points d’entrée multiples dans  l’histoire sont proposés au spectateur<br />
- chaque chapitre apporte un complément au précédent : ce n’est pas une répétition narrative de l’histoire d’origine mais une extension</p>
<p>- il est « canonique », c’est-à-dire qu’il se lit indépendamment de l’histoire d’origine</p></blockquote>
<p>Mais bon appliqué à la presse ça donne quoi ? Encore peu de choses finalement à en croire cette conférence puisque les digressions ont été nombreuses. On peut toutefois découper cette conférences  en quelques grandes parties.</p>
<h3>La presse et ses lecteurs</h3>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;Le courrier des lecteurs était le premier transmédias. C&rsquo;est la première fois qu&rsquo;une production non journalistique était publiée dans un média&nbsp;&raquo; <strong>P. Jannet</strong></em></p></blockquote>
<p>Le président du Monde Interactif (ancien des Echos) révèle ensuite qu&rsquo;au début les journalistes des Echos recevaient les commentaires par mails. Ils s&rsquo;en étaient plaints avant de le réclamer quelques années plus tard.</p>
<p>Quand on pense qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui encore, dans peu de médias cette pratique est courante. Dans certains journaux de PQR, les journalistes apposent ainsi leur signature à la fin d&rsquo;un article pour que les lecteurs puissent les contacter&#8230;. Peu de journalistes traditionnels se soucient de ce que pourrait penser les lecteurs du site</p>
<p>Sur Le Monde.fr, la présence des blogueurs et des invités n&rsquo;est pas toujours bien acceptée par les journalistes du papier. Ainsi une séparation claire serait en projet entre le contenu des journalistes papiers, des journalistes web, des invités, des blogueurs, des experts&#8230;La hiérarchie ne se faisant alors plus sur l&rsquo;importance de l&rsquo;information mais sur la qualité supposée de son auteur.</p>
<p>Pourtant Philippe Jannet le reconnaît :</p>
<blockquote><p>Parmi les 10.000 abonnés, nombreux sont ceux qui ont une expertise plus grande que les journalistes dans certains domaines précis.</p></blockquote>
<p>Que dire du Post alors ? L&rsquo;autre composante du monde interactif. <em>&laquo;&nbsp;Pire que le reste pour les journalistes traditionnels. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><a href="http://twitter.com/pascalriche" target="_blank">Pascal Riché</a> raconte ses début sur son blog lors de la campagne US en 2004. Une révélation (pour les nostalgiques, c&rsquo;est <a href="http://usa.blogs.liberation.fr/" target="_blank">ici</a>) au niveau du contact permanent avec la communauté.</p>
<p>Pierre Haski et Laurent Mauriac menaient alors les mêmes expériences de leurs côtés. Une période quasi-fondatrice pour le concept de Rue89.</p>
<p>Pierre-Etienne Pommier de <a href="http://bubble-prod.com/" target="_blank">Bubble</a> présente lui deux projets collaboratifs. <a href="http://bubble-prod.com/" target="_blank"><br />
</a></p>
<ul>
<li><a href="http://bubble-prod.com/televoisins" target="_blank">Télévoisins</a>, une webtv collaborative alimentée par le contenu des habitants d&rsquo;un quartier.</li>
<li><a href="http://www.facebook.com/pages/Urbanfeeds-Paris/10150125099780024" target="_blank">Urbanfeed</a> , un agrégateur de contenus et une plateforme de blogs d&rsquo;information locale.</li>
</ul>
<p>C&rsquo;est aussi pour l&rsquo;ensemble des journalistes, une véritable en question sur le type de contenus qui fonctionne sur Internet. On savait déjà que <a href="http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2010/02/22/la-culture-populaire-a-labordage-des-sites-dinfos-francais/" target="_blank">le papier qui avait le mieux marché sur 20minutes.fr</a> concernait la mort de Super Nanny, on a appris ce soir que aux Echos.fr, c&rsquo;est la critique du film &laquo;&nbsp;Bienvenue chez les Ch&rsquo;tis&nbsp;&raquo; (note : du temps ou Philippe Jannet y était encore soit de 1996 à 2008).</p>
<p>Enfin, il y a une véritable opposition de style dans le rapport à la communauté entre le Monde et Rue89. Le premier effectue une modération à priori et ferme les commentaires dès que le sujet commence à mal tourner. Le second préfère tenter de juguler les débats quitte à y passer de nombreuses heures comme pour le conflit israélo-palestinien. Par ailleurs les journalistes n&rsquo;hésitent pas à participer à la conversation.</p>
<h3>Le modèle économique de la presse</h3>
<p>C&rsquo;est sans aucun doute la question qui fait mal ces jours-ci surtout du côté du Monde alors que son<a href="http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7778" target="_blank"> indépendance semble remise en question</a>. Pascal Riché ne s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas privé de quelques piques concernant <em>&laquo;&nbsp;Rue89 qui développe un modèle destiné à préserver son indépendance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Philippe Jannet évoque la difficulté que peuvent avoir certains sites à monétiser leur audience. Un cas déjà évoqué pour le Post <a href="http://www.lesechos.fr/info/comm/020245060513-reprise-du-site-le-post-le-tandem-berge-rosselin-se-porte-candidat.htm" target="_blank">à l&rsquo;audience trop éparse pour les annonceurs</a>. De plus, il précise que le nombre d&rsquo;abonnés permet de vendre les espaces publicitaires plus cher.</p>
<p>Il évoque ensuite les projets du Post : le développement d&rsquo;un modèle économique proche de celui de Rue89 basé sur la multiplication des sources de revenus. Sans aller jusqu&rsquo;à <a href="http://www.rue89.com/node/142023" target="_blank">la création de sites ou à la formation</a>, ils vendront entre autres des tee-shirts&#8230;.</p>
<p>Enfin, pour le président du Monde Interactif, la clé est la différenciation. La marque &laquo;&nbsp;LeMonde&nbsp;&raquo; est une force et doit être mise en avant. <em>&laquo;&nbsp;Parfois, j&rsquo;arrive sur des sites, je ne sais pas ou je suis&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Pascal Riché précise :</p>
<blockquote><p>Ce n&rsquo;est pas le web qui est la raison de la mauvaise situation économique de la presse, celle-ci voit ses ventes baisser depuis 1920.</p></blockquote>
<p>(<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Presse_%C3%A9crite#Le_recul_actuel_de_la_presse_.C3.A9crite" target="_blank">Quelques chiffres</a>)</p>
<h3>Google c&rsquo;est le mal</h3>
<p>Si les 3 étaient bien d&rsquo;accord sur un point c&rsquo;est celui-là. Ils n&rsquo;ont eu de cesse pendant quelques longues minutes de dénoncer le géant américain.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le Monde Interactif à payé plus d&rsquo;impôts que Google en France en 2009&Prime; </em>explique ainsi Philippe Jannet.  Ceci grâce à une<em> &laquo;&nbsp;évasion fiscale&nbsp;&raquo;</em>, très bien expliquée<a href="http://eco.rue89.com/2010/01/08/internet-les-trois-failles-de-la-taxe-google-132767" target="_blank"> ici</a>.<em> &laquo;&nbsp;Google déclare 40 millions  de revenus en France sur les 800 millions qu&rsquo;ils font. Le reste est déclaré en Irlande qui taxe beaucoup moins&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Après la guerre <a href="http://www.itespresso.fr/medias-en-ligne-rupert-murdoch-fulmine-toujours-contre-google-34558.html" target="_blank">Google/ Murdoch</a> qui fait du bruit, deux patrons de presse français lèvent ici un pan du voile sur la situation locale.</p>
<h3>L&rsquo;iPad c&rsquo;est compliqué</h3>
<p>Alors que la sortie du nouveau gadget d&rsquo;Apple est sur toutes les bouches, les médias français sont sur le pied de guerre pour sortir leurs applications. <a href="http://plus.lefigaro.fr/video/ce-que-le-figaro-veut-faire-sur-lipad-20100402-161556" target="_blank">LeFigaro.fr la lancera au moment de l&rsquo;arrivée de l&rsquo;iPad en France</a>, alors que celle du Monde.fr est déjà sur le marché. <a href="http://owni.fr/2010/04/08/ipad-premieres-impressions-dun-early-adopter/" target="_blank">Décriée comme étant un simple pdf, il ya quelques jours</a>, Philippe Jannet a profité de la conférence pour se défendre.</p>
<blockquote><p>Il est difficile d&rsquo;investir sur un marché dont on n&rsquo;est même pas sûr qu&rsquo;il existera. Considérez cette application comme une V1. Ensuite il nous faudra trouver comment vraiment la différencier du site afin qu&rsquo;elle ait un intérêt.</p></blockquote>
<p>Par ailleurs, il évoque sa &laquo;&nbsp;peur&nbsp;&raquo; en voyant le contenu que proposent gratuitement <a href="http://itunes.apple.com/fr/app/ap-mobile/id284901416?mt=8#" target="_blank">AP</a> et <a href="http://www.padiphone.com/appstore/applications/363999272-thomson-reuters-marketboard" target="_blank">Reuters</a> dans leurs applications.</p>
<p>Un projet de liseuse commune avait apparemment vu le jour entre différents groupes de presse français afin de mutualiser les coûts et de proposer une offre globale aux lecteurs. Toutefois, au moment de choisir les prestataires, les groupes n&rsquo;ont pas pu se mettre d&rsquo;accord d&rsquo;où la naissance de multiples applications.</p>
<p>Un membre du public évoque l&rsquo;histoire de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Hachette" target="_blank">Hachette</a> et appuie l&rsquo;idée d&rsquo;une collaboration.</p>
<blockquote><p>C&rsquo;est le nombre d&rsquo;internautes qui fait la rentabilité. Il faut une maison commune de la presse pour les futurs 30 millions d&rsquo;internautes français.</p></blockquote>
<h3>Le webdocumentaire</h3>
<p>Avouons-le c&rsquo;est la partie qui m&rsquo;intéresssait le plus dans cette conférence. Les intervenants semblent tous intéressés dans le domaine même si Pierre-Etienne Pommier s&rsquo;interroge :</p>
<blockquote><p>Le webdocu n&rsquo;est-il pas une niche de luxe ?</p></blockquote>
<p>A voir les chiffres alignés par les participants (tant sur l&rsquo;estrade que dans le public), on peut s&rsquo;interroger : <em>&laquo;&nbsp;entre 3000 et 20000€ pour un webdocu&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>J&rsquo;avoue avoir été surpris par ces chiffres. Si une partie peut s&rsquo;expliquer par les coûts de transports, de tournages&#8230;cela reste très important. Je prends l&rsquo;exemple de ce que je suis en train de boucler sur Wix : 2 jours de tournage, 4 à 5 jours de montage. L&rsquo;ensemble en solo. Alors certes, je ne pense pas que j&rsquo;approcherais la qualité des webdocus réalisés par des équipes dotées de budget pareil.</p>
<p>Pour autant, doit-on nécessairement faire appel à une équipe de développeurs à chaque fois alors que de nombreux outils permettent de construire une architecture intéressante très simplement ? Je n&rsquo;en suis pas convaincu.</p>
<p>Un coût donc qui pose aussi des problèmes de réalisation dans la situation actuelle.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Les webdocus n&rsquo;ont pas de modèle économique mais je pense qu&rsquo;avec la publicité comme pour la vidéo il y a une solution&nbsp;&raquo; explique Philippe Jannet.</p></blockquote>
<address>(un concept qui porte un nom qui m&rsquo;échappe pour l&rsquo;heure, mais ça reviendra..)</address>
<p>Il précise aussi que si l&rsquo;on devait chercher un modèle économique pour chaque article, on ne s&rsquo;en sortirait plus et qu&rsquo;un webdocumentaire comme <a href="http://www.lemonde.fr/a-la-une/visuel/2010/04/01/africascopie_1327582_3208.html" target="_blank">Africascopie</a> a atteint les 200.000 visionnages.</p>
<p>Tant Rue89 que LeMonde.fr prévoient de coproduire ou produire des webdocumentaires dans l&rsquo;année à venir. LeMonde.fr a même un budget décidé en 2009 qui <em>&laquo;&nbsp;ne s&rsquo;élève pas en centaines de milliers d&rsquo;euros, mais reste important&nbsp;&raquo; </em>et permettra de produire/financer plusieurs webdocumentaires dans l&rsquo;année.</p>
<p>Jannet évoque aussi deux projets en cours du côté du Monde.fr</p>
<ul>
<li>un web/roman/photo/docu/vidéo à l&rsquo;occasion de la Coupe du Monde réalisé avec un auteur de polar. Né sur le web, celui-ci sortira ensuite en livre.</li>
<li>un &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_s%C3%A9rieux" target="_blank">serious game</a>&nbsp;&raquo; sur la politique. Je ne suis pas un spécialiste du sujet mais je me demande si <a href="http://www.nytimes.com/interactive/2009/07/19/technology/20090719-driving-game.html" target="_blank">une application du genre ne vient pas d&rsquo;être récompensée aux Prix Pulitzer</a>.</li>
</ul>
<p><a href="http://twitter.com/#search?q=transmedias" target="_blank">Retrouvez le live-tweet.</a></p>
<p><a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/04/bilan-de-la-conference-sur-le-storytelling-digital-a-la-cantine/" target="_blank">Retrouvez le bilan de la conférence sur le story-telling digital. </a></p>
<p>Prochaine conférence le 27 Avril :  le projet “Prison Valley”, avec Alexandre Brachet</p>
<p>(Note : ce billet ne se prétend pas exhaustif. C&rsquo;est ce que j&rsquo;en ai retenu. Par ailleurs, si vous notez des erreurs, n&rsquo;hésitez pas à le signaler. )</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Bilan de la conférence sur le storytelling digital à la Cantine</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 23:28:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vision médiatique]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce soir a eu lieu une conférence sur le storytelling digital à la Cantine à Paris. En lisant l&#8217;annonce et le travail préparatoire, je savais à l&#8217;avance qu&#8217;on ne parlerait pas que de journalisme ou de webdocumentaire. Mais je n&#8217;ai pu m&#8217;empêcher d&#8217;être déçu que la seule vraiment liée à cette univers, Cécile Cros de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-496" title="social media club" src="http://regardailleurs.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/social-media-club.jpg" alt="social media club" width="232" height="255" /></p>
<p>Ce soir a eu lieu une conférence sur <a href="http://socialmediaclub.fr/2010/03/conference-du-social-media-club-france-le-storytelling-digital-le-8-avril-a-la-cantine/" target="_blank">le storytelling digital à la Cantine à Paris</a>. En lisant l&rsquo;annonce et <a href="http://socialmediaclub.fr/2010/03/storytelling-interactivite-transmedia-storytelling-2-0/" target="_self">le travail préparatoire</a>, je savais à l&rsquo;avance qu&rsquo;on ne parlerait pas que de journalisme ou de webdocumentaire. Mais je n&rsquo;ai pu m&rsquo;empêcher d&rsquo;être déçu que la seule vraiment liée à cette univers, Cécile Cros de <a href="http://www.narrative.info/">Narrative</a> soit celle qui a le moins parlé. Je vais tâcher de vous donner les grandes lignes de cette rencontre en précisant tout de suite que je ne suis pas resté pour <a href="http://www.shibointeractive.fr/" target="_blank">Shibo Interactive</a>, c&rsquo;est donc <a href="http://twitter.com/biganide" target="_blank">@biganide</a> qui s&rsquo;en charge pour moi.<span id="more-490"></span></p>
<h3>Narrative</h3>
<p>Narrative est une entreprise spécialisée dans les documentaires. A destination des nouveaux médias mais aussi de ceux plus classique puisqu&rsquo;ils gèrent le projet actuel de France5.fr : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.france5.fr/portraits-d-un-nouveau-monde/#/accueil/" target="_blank">Portraits d&rsquo;un nouveau monde</a>.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Elle note plusieurs grandes tendances dans les contenus transmédias.</p>
<blockquote><p>Une place croissante de l&rsquo;image fixe à la place de la vidéo.</p></blockquote>
<p>C&rsquo;est en effet, une des tendance qui m&rsquo;a le plus marqué moi aussi. <a href="http://www.lemonde.fr/a-la-une/visuel/2010/04/01/africascopie_1327582_3208.html" target="_blank">Africascopie</a> par exemple contient une majorité de diaporama-sonores. De quoi réjouir les photojournalistes alors que <a href="http://blog.nicolas-beaumont.com/2010/02/20/la-mort-du-photojournalisme/" target="_blank">leur profession est en grande difficulté</a>.</p>
<p>Et le paradoxe du précédent :</p>
<blockquote><p>Le son retient mieux l&rsquo;attention que l&rsquo;image</p></blockquote>
<p>associé à l&rsquo;idée que</p>
<blockquote><p>Le doublage est mieux que le sous-titrage</p></blockquote>
<p>Une conséquence de notre <a href="http://www.sdc-conseil.com/video08/spip.php?article31" target="_blank">culture du zapping</a> ? Je pense que c&rsquo;est particulièrement vrai en ce qui concerne le début d&rsquo;un webdocumentaire. Il faut pouvoir accrocher le lecteur très rapidement.</p>
<blockquote><p>La nécessité de créer une intimité avec le lecteur.</p></blockquote>
<p>Selon elle, cette proximité peut se créer via une narration à la première personne et des plans serrés, quasiment limités au visage. C&rsquo;est un choix très important je pense, puisqu&rsquo;on se prive ainsi du contexte, de l&rsquo;environnement ou est pris le plan.</p>
<blockquote><p>Le rôle de l&rsquo;interface</p></blockquote>
<p>L&rsquo;impondérable d&rsquo;un webdocumentaire à mon avis. Quand elle a commencé à parler de ça, j&rsquo;ai immédiatement pensé à un webdocu que j&rsquo;ai vu ce matin <a href="http://www.etudes-et-thunes.com/" target="_blank">Etudiants &amp; Thunes</a>. C&rsquo;est beau visuellement mais&#8230;on s&rsquo;y perd&#8230;</p>
<p>Je dois dire que je ne suis pas forcément d&rsquo;accord avec tout ce qu&rsquo;elle développe. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=JMjXbYgcPYw" target="_blank">Dans le webdocu que je suis en train de finaliser</a>, j&rsquo;aurais ainsi souhaité m&rsquo;effacer complètement sans l&rsquo;insistance de mes enseignants. De même, je pense que la vidéo a encore une place à jouer dans les webdocumentaires. Ceci en grande partie à cause / grâce<a href="http://patriciabergeron.net/2010/04/webdocs-en-vrac/"> à la multiplicité de styles</a>.</p>
<h3>Fais-moi jouer</h3>
<p>Julien Aubert est un spécialiste des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_en_r%C3%A9alit%C3%A9_altern%C3%A9e" target="_blank">ARG</a> (jeux à réalité alternée) et tient le site <a href="http://www.faismoijouer.com" target="_blank">Fais-moi jouer</a>. Bien que son intervention n&rsquo;avait aucun lien avec le journalisme, j&rsquo;ai relevé quelques points intéressants.</p>
<blockquote><p>La possibilité d&rsquo;une écriture délinéarisée</p></blockquote>
<p>C&rsquo;est là je pense un aspect très intéressant en ce qui concerne les webdocumentaires. Il faut opter pour une navigation fluide et intuitive. Et donc laisser les clés  à l&rsquo;internaute. Un parcours fléché ou unidirectionnel présente à mon sens un intérêt très relatif.</p>
<blockquote><p>Le découpage de l&rsquo;histoire en médias</p></blockquote>
<p>Comme le répètent Sylvain Lapoix et de nombreux journalistes web, il ne faut pas faire de la vidéo pour la vidéo. C&rsquo;est un peu la même chose que défend Julien Aubert. Il faut être capable de choisir l&rsquo;outil le plus adapté à chaque fois selon l&rsquo;élément concerné. Cela demande un gros travail d&rsquo;anticipation et d&rsquo;organisation.</p>
<blockquote><p>Faire rentrer l&rsquo;internaute dans l&rsquo;histoire</p></blockquote>
<p>Un élement plus facile dans les ARG que dans les webdocumentaires à mon sens. Seul <a href="http://gaza-sderot.arte.tv/" target="_blank">Gaza Sderot </a>a vraiment réussi ça. Mais la tenue de blogs/carnets de bords pendant la réalisation du blog constitue une solution intéressante qui se répand de plus en plus comme <a href="http://blogs.lesoir.be/bonheurbrut/">Arnaud Gregoire avec LeSoir.be</a>.</p>
<h3>TransMediaLab</h3>
<p>Nicolas Bry, fondateur et directeur du TransMediaLab venait parler des modèles économiques. Un point déjà abordé plus tôt dans les questions du public.</p>
<blockquote><p>Média mobile, ne veut pas dire média lowcost</p></blockquote>
<p>La qualité ne doit pas disparaître au nom d&rsquo;impératifs économiques. On peut très bien faire des choses bien avec peu de moyens. Une idée un peu à contre-courant des débuts du web mais qui tend à se généraliser sur les sites. La problématique est maintenant de l&rsquo;adapter sur les mobiles en proposant un contenu spécifique.</p>
<blockquote><p>Dans 5 ans, 50% des projets audiovisuels seront transmédias</p></blockquote>
<p>J&rsquo;avoue que c&rsquo;est là une étape que j&rsquo;attends avec impatience même si la problématique des droits d&rsquo;auteur mais aussi des différents formats (<a href="http://blogoweb.fr/divers/le-w3c-fait-le-point-sur-html-5/" target="_blank">HTML 5, Flash</a>) pose des soucis de compatibilité, de même pour la HD&#8230;</p>
<h3>Shibo Interactive</h3>
<p>Denis Fabre est donc le fondateur de Shibo Interactive, la première agence de communication dédiée à Twitter. Il venait parler du digitalstoryteller au service de la marque.</p>
<p><em>Résumé par <a href="http://twitter.com/biganide" target="_blank">@biganide</a>. </em></p>
<p>Denis Fabre a évoqué l&rsquo;opération : <a href="http://www.facebook.com/niputesnisoumises?ref=ts" target="_blank">&laquo;&nbsp;Où est Marianne de Ni putes ni soumises&nbsp;&raquo;</a>. Le but était de donner une visibilité à la <a href="http://regardailleurs.fr/wordpress/2010/03/une-femme-suivra-la-condition-de-son-mari-code-civil-art-12-et-19/" target="_blank">journée de la Femme</a> du 8 mars et de l&rsquo;aborder sous un jour nouveau. Le parti a donc été pris de lancer un événement le 6 mars avec en amont un travail sur la page Facebook (modération) afin de nettoyer les débats extrêmes qui pouvaient y avoir lieu. Cela dans le but que puisse se construire véritablement l&rsquo;histoire autour de Marianne.</p>
<p>Des débats de fonds apaisés et constructifs ont été pu être établis grâce aux événements qui ont eu lieu partout en France, notamment la statue de l&rsquo;Indépendance voilée. L&rsquo;élargissement du cercle parisien traditionnel par une forte présence en province a permis d&rsquo;ouvrir le débat de manière encore plus pertinente. Par ailleurs, la référence à Marianne a fait écho à l&rsquo;actualité brûlante, entre le port du voile, la burqa et l&rsquo;identité nationale&#8230; Un phénomène de viralité s&rsquo;est développé suite à la présence sur le web, autour de la recommandation entre &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; sur Facebook et l&rsquo;élargissement du nombre de &laquo;&nbsp;followers&nbsp;&raquo; sur Twitter.</p>
<p>Au final, les débats se sont axés sur des problématiques plus ouvertes aux questions de tous les jours un réel échange a eu lieu. Twitter a jouer un rôle essentiel également dans l&rsquo;amplification de l&rsquo;écho médiatique. Ce réseau a permis une reprise de l&rsquo;événement par des followers, étrangers notamment. <a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/06/ni-putes-ni-soumises-recouvre-la-statue-de-la-place-de-la-republique-d-une-burqa_1315550_3224.html" target="_blank">L&rsquo;article du Monde</a> avait par ailleurs déjà fait bondir le nombre d&rsquo;amis de la page.</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Bien que ce débat concernait principalement des univers connexes et non uniquement le journalisme, il a soulevé plusieurs points intéressants dans l&rsquo;approche du webdocumentaire mais aussi de l&rsquo;information sur internet.</p>
<p>Rendez-vous la semaine prochaine à <a href="http://sites.google.com/a/capdigital.com/think-transmedia/home/reunions" target="_blank">la réunion sur la convergence de la presse vers le transmédias</a>.</p>
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